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Test trifonction Castelli All Out Speed : confortable, pratique et aéro !

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Test trifonction Castelli All Out Speed : confortable, pratique et aéro !

Ce test de la trifonction Castelli All Out Speed c’est un symbole. Celui du temps passé à chercher les meilleurs équipements de triathlon. Lire tous les avis, regarder toutes les vidéos et au final choisir un produit pour le tester. En cette fin de saison, j’ai trouvé un prix intéressant sur cette trifonction Castelli All Out Speed grâce à ma taille. Car ma taille est inversement proportionnellement au triathlète lambda diront nous ! Bref sur ce coup là c’était un avantage !

J’en ai profité tout de suite car ça faisait un moment que je la regardais avec envie. J’ai d’ailleurs pu la tester grandeur nature sur mon Ironman 70.3 à Lake Placid. 5h d’effort et quelques entraînements qui m’ont donné une bonne idée. Je vais donc vous faire un retour là-dessus.

La trifonction Castelli All Out Speed porte bien son nom…

Tout est fait sur cette trifonction pour améliorer la pénétration dans l’air et favoriser la vitesse. Cette combinaison est en effet un dérivée de ce qui se fait pour les contre-la-montre cyclistes chez Castelli. La marque est connu pour équiper (entre autre) l’équipe Sky. Tout connaisseur du cyclisme sait à quel point ils choisissent leurs sponsors pour la performance avant tout !

Le choix des différents matériaux utilisés à chaque emplacement de la combinaison a été étudié pour que l’aérodynamique soit impeccable ! Je ne vous dirais pas que ça m’a fait gagner du temps à Lake Placid puisque vu le froid j’ai dû porter une veste par dessus… Ça sera pour la prochaine course ! 😉

Test trifonction Castelli All Out Speed : confortable, pratique et aéro !

Réellement faite pour un aérodynamisme optimal !

Ce que j’aime c’est que le fit est parfait sur moi. Cette trifonction Castelli All Out Speed est très moulante pour répondre à ce besoin d’aérodynamisme mais en restant très confortable. En partant pour 5h d’effort, la moindre gène peut être catastrophique et je n’en ai pas eu. Seul “problème” concernant le fit : les manches. J’ai des bras plus maigres qu’un triathlète standard (sans blague !) donc c’est assez logique au final… Mais je gagnerai à avoir quelque chose de légèrement plus serré pour que les manches ne remontent pas.

Rien de catastrophique pour autant mais les matériaux rendent un gain aérodynamique optimal quand ils sont bien étirés, qu’il n’y a aucun pli même minime. Et si vous vous dites que j’en fais trop avec l’aérodynamisme, que ce n’est qu’une combinaison… Sachez qu’en terme de gain, la combinaison est plus importante que le vélo en lui même ! La surface du corps est bien plus grande que celle du vélo et avoir une bonne pénétration dans l’air est donc un must accessible, contrairement au fait de s’acheter le dernier vélo de triathlon à 10 000€ !

Bref, il ne me reste qu’à me mettre à la muscu pour adapter mes biceps à la combi ! 😀

Test trifonction Castelli All Out Speed : confortable, pratique et aéro !

Tout en restant confortable !

Je l’ai déjà dit, j’ai trouvé cette trifonction Castelli All Out Speed très confortable. Les matières sont douces sur la peau, il n’y a pas de couture qui frotte et… le pad entre les jambes pour le vélo est juste parfait ! Au premier abord, il parait un peu fin et simpliste. Mais on se rend vite compte que cette simplicité est parfaite ! La mousse utilisée est suffisamment dense pour protéger de la dureté de la selle. Et surtout c’est une combi orientée vitesse donc on ne part pas faire du cyclotourisme avec, pas besoin d’en faire des tonnes en terme de confort ! La douleur est ailleurs en course ou sur les entraînements typés Time Trial !

La pad est aussi un peu plus large que sur mes autres trifonctions… Agréable à vélo et ça ne se sent pas du tout une fois à la course grâce à sa finesse, encore un bon point pour moi !

Test trifonction Castelli All Out Speed : confortable, pratique et aéro !

La trifonction Castelli All Out Speed en condition de course

En course, on veut de la vitesse, on veut du confort… Mais on veut aussi des détails qui vont nous aider à aller plus vite dans les transition notamment. Pour ça, les deux poches à l’arrière de la combinaison sont bien pratiques. Vous pour y ranger deux gels par poche sans problème… Ou autre si besoin ! J’aurai aimé qu’elles soient un peu plus profondes si je voulais chercher du détail ! (car sur d’autres trifonction il n’y a même pas de poches ou une mini poche inutilisable, bref je chipote !)

 

Le détail qui change tout (pour moi)

Le gros point positif de cette trifonction Castelli All Out Speed pourra paraître bizarre pour certains… Mais pensez à l’aspect pratique en compétition ! Je parle de la fermeture éclair qui descend jusqu’en bas et permet d’ouvrir le haut tel un maillot de cyclisme classique. Génial quand on a besoin de faire une pause toilette ! Sur toutes mes autres combinaisons, c’est une vraie galère ! Il faut prendre le temps de descendre tout le haut de la combi, enlever les manches s’il y en a et tout remettre après ! Gros gain de temps sur ce point si vous avez besoin de vous arrêter en pleine course !

Test trifonction Castelli All Out Speed : confortable, pratique et aéro !

Conclusion : ma meilleure trifonction !

J’attendais de pouvoir tester cette trifonction Castelli All Out Speed depuis un moment, je n’ai pas été déçu. Au premier essai je me suis parfaitement senti dedans, tellement que je l’ai porté 1 semaine plus tard pour mon premier demi-Ironman sans aucun hésitation. Et ce test m’a permis de confirmer que je ne pouvais que vous la conseiller !

Vu la période de l’année et le succès de cette combi… On ne la trouve plus nulle part ! Vous pouvez quand même aller consulter sa fiche détaillée sur le site de Castelli ici. Il ne fait pas de doute que d’ici la fin de l’hiver, les coloris 2019 seront en ligne !

Test Specialized Shiv – mon vélo de triathlon et autres équipements

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[WCP#7] Review - Specialized Shiv S-Works - mon vélo de triathlon parfait !

J’avais promis que je parlerais aussi d’équipement pendant ce World Championship Project, c’est le moment avec le test Specialized Shiv S-Works, mon vélo ! Car si la priorité reste l’entraînement, je compte bien mettre toutes les chances de mon côté pour réussir ce challenge ! Mais avant de parler de potentiels upgrade à faire sur mon bike, on va devoir parler de ce qui est dessus aujourd’hui !

J’adore mon Specialized Shiv : il a tout !

Tout d’abord je ne vais clairement pas être objectif sur ce sujet car j’adore mon bike. Pire que ça je crois que j’en suis amoureux ! Il trône au milieu du salon depuis 1 an et demi maintenant et je ne me lasse pas de poser mon regard dessus ! N’y voyez rien de commercial pour autant, je l’ai acheté, je n’ai même jamais eu aucun contact avec Specialized.

Ok j’adore son look mais c’est accessoire, j’adore surtout rouler dessus ! Je vais même vous dire quelque chose qui va étonner plus d’un triathlète et que les cyclistes ne vont même pas comprendre… Je suis plus à l’aise sur mon vélo de triathlon que sur un vélo de route… Comme je roule tout le temps avec mon vélo de triathlon, c’est devenu habituel pour mon corps ! Et malgré la position très agressive que j’utilise, je suis vraiment confortable à rouler comme ça!

Confortable en terme de position mais aussi en terme de maniabilité. Je me sens tellement en confiance à l’approche des virages sur ce vélo, c’est fou ! Sur mes duathlons sprint, cette année, j’ai pu voir que je reprenais du temps à mes adversaires dans les virages, c’est donc un point vraiment important à mes yeux. (les pneus Continental GP 4000 S II en 25mm n’y sont pas pour rien non plus, ils sont géniaux !)

[WCP#7] Review - Specialized Shiv S-Works - mon vélo de triathlon parfait !

Mon vélo : le Specialized Shiv Pro Race

Bref, le bike c’est l’équivalent d’un Specialized Shiv S-Works en 2018. Mais comme il date de 2014, le nom exact du modèle était encore Specialized Shiv Pro Race. De toute manière à part les stickers qui indiquent S-Works, ça ne change pas grand chose. Le cadre est exactement le même, quel que soit le modèle de la gamme, seule la qualité du carbone utilisée est un poil supérieur (plus rigide) sur le modèle S-Works et quelques détails qui pour la majorité d’entre nous ne valent pas le fait de monter en gamme.

Personnellement, j’ai trouvé l’an dernier (en 2017 donc) une grosse liquidation sur ce Shiv Pro Race de 2014 : 2 800 $CAD soit environ 1 800 €… j’aurais vraiment eu tord de me priver quand on voit le prix du modèle 2018 au catalogue non ? Au final, j’ai quand même changé pas mal d’éléments en un an et demi pour avoir le modèle que vous voyez ici.

Les roues : Vision Metron 55mm

Duathlon sprint épisode 2 : attaque maximum !

Les roues, pour commencer, étaient comme sur beaucoup de vélos neufs, très basiques. Ici j’ai mis des Vision Metron 55mm. Je les ai eu d’occasion mais elles provenaient d’un vélo neuf donc… Encore une belle affaire avec 1400$ soit 900€, pour ce type de roue c’est vraiment top ! Et comme pour le vélo, au prix où je les ai payées, le gros avantage, c’est que si je décide de m’en séparer… je vais probablement perdre très peu d’argent (voire pas du tout si je me débrouille bien) donc aucun risque à faire cet investissement comme j’en avais déjà parlé dans l’article « Comment acheter un vélo au meilleur rapport qualité/prix ? »

Bref si on revient sur le vélo, le dernier gros update que j’ai fait l’an passé c’est le pédalier. J’ai remplacé le compact 50-34 par un semi-compact 52-36. Mais surtout, la grosse différence, c’est que celui-ci inclut un capteur de puissance. C’est un FSA Powerbox, un des moins chers du marché considérant qu’il inclut le pédalier. Et je peux vous dire que cet outil est probablement ce qui m’a le plus aidé à m’entraîner cette année ! C’est tellement intéressant que j’utilise maintenant aussi une sorte de capteur de puissance en course à pied désormais.

Position aérodynamique

[WCP#7] Review - Specialized Shiv S-Works - mon vélo de triathlon parfait !

Qu’est-ce que je pourrais vous dire de plus sur mon bike ? Que j’ai travaillé ma position aérodynamique seul, par exemple. Peut-être que j’aurais gagné à le faire avec un pro mais j’ai déjà pas mal investit dans le vélo jusque là donc… pour le moment j’ai choisi l’option économique ! Sur mon home trainer en hiver avec ma GoPro pour valider l’effet de chaque changement…

En testant ma capacité à maintenir la puissance dans cette position… Et dernièrement, le plus important, en essayant de trouver une position qui me permette de courir le plus relâché possible en descendant du vélo ! Aujourd’hui je pense avoir trouvé un bon compromis entre confort / aérodynamisme / puissance / capacité à courir après avoir roulé.

>> À LIRE : Mesure des gains de vitesse grâce à ma position

D’autres améliorations?

Ce qui va suivre ? Prochainement un guidon plus moderne. Plus aérodynamique, avec moins d’éléments qui dépassent de partout, les câbles cachés autrement qu’avec du tape… Bref, un guidon qui me permettra aussi de beaucoup mieux ajuster ma position qu’aujourd’hui. J’ai hâte de l’avoir !

Peut-être un casque de triathlon après ça ? Pour le moment mon c me va très bien. Ce n’est pas un casque profilé mais c’est ce qu’on appelle un casque de route aéro donc il a quand même été réfléchi pour l’aérodynamisme. J’ai aussi depuis ma dernière course un casque concurrent, le MET Manta, encore plus léger que l’Evade et avec moins d’ouverture de ventilation, il est potentiellement encore plus aéro tout en restant un casque classique (pour ne pas ressembler à un astronaute à chaque sortie et avoir le regard bizarre des passants, c’est pas mal, déjà que le vélo fait tourner les têtes… :)).

Marginal gains ?

Et si je vais dans les détails, je peux vous dire que je suis en train de tester pas mal de choses. Ça va des pneus, en passant par les chambres à air, la combinaison que je porte ou encore la manière de lubrifier ma chaîne… Que des détails mais qui, mis bout à bout, font une différence sur le résultat final. Every details count like they say !

J’espère que ça répond aux questions de ceux qui m’ont demandé une vidéo sur mon bike ? Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à me les poser ci-dessous, j’y répondrai avec plaisir ! 🙂

À LIRE AUSSI : La position aéro c’est 3km/h plus rapide !

3 conseils pour débuter la natation : par un débutant pour les débutants

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3 conseils pour débuter la natation : par un débutant pour les débutants

Tout ce que je vais expliquer ici dans mes conseils pour débuter le natation, je l’ai fait ! Ou plutôt je l’ai mal fait ! Et je suis fier de l’avoir mal fait car c’est grâce à ces erreurs que j’ai pu apprendre à faire le bon geste ! Et maintenant c’est à votre tour de profiter de mon expérience avec cette vidéo ! (version article juste après)

Vous le savez je suis parti de zéro en natation… si vous ne le savez pas, j’en avais parlé ici en faisant le bilan de ma première année de nage. Et maintenant que je maîtrise tout ça (grossièrement, je suis loin d’être un excellent nageur, je n’ai pas pris la grosse tête !), je suis prêt à vous donner quelques conseils pour débuter la natation efficacement… Et surtout ce qu’il ne faut pas faire pour progresser plus vite ! En fait plus que des conseils, ici je vais casser des idées que l’on se fait quand on débute et qui sont fausses… Et surtout qui empêchent beaucoup de progrès !

Nagez avec vos bras, pas avec vos jambes

3 conseils pour débuter la natation : par un débutant pour les débutants

Dans les conseils pour débuter le natation, il y en a un qui nécessite une vraie prise de conscience… Saviez-vous que la propulsion en natation est réalisée à 90% par les bras ? Les jambes ne nous servent quasiment pas à avancer ! Il faut plutôt les voir comme un gouvernail qui nous stabilise et nous aide à aller dans la bonne direction. Alors arrêtez de vouloir faire des grands mouvements de jambe sous l’eau. C’est tout l’inverse qu’il faut faire ! Faites de petits mouvements en gardant les pieds très proches l’un de l’autre. Essayez même d’avoir vos gros orteils qui se touchent lorsqu’ils se croisent.

Les jambes doivent juste rester alignées derrière notre corps.

En fait, moins nos jambes dépassent, mieux c’est, car comme on parle d’aérodynamique en vélo… ici on parlerait d’hydrodynamisme… si on descend nos jambes bas dans l’eau en espérant que ce grand mouvement va nous faire aller plus vite, il va surtout nous ralentir en exposant une surface de corps plus importante à l’eau ! Et l’eau nous freine naturellement… Le moins de place on prend dans l’eau, le moins elle nous freine ! Notre but est donc de rester le plus compact possible, tel une torpille ! Et autant dire que si vos jambes font un grand ciseau… C’est tout sauf efficace !

Et si en plus je vous dis que c’est aussi ce genre de grands gestes qui consomment des tonnes d’oxygène et qui vous essouffle ? Car nos jambes sont composées d’énormes muscles qui consomment… et notre oxygène  nous est pas mal compté sous l’eau… (ça paraît bateau pour un nageur expérimenté, mais le fait d’être limité en terme de respiration est TRÈS TRÈS compliqué à gérer au début, je sais de quoi je parle !)

Arrêtez de respirer comme si vous faisiez de l’apnée

3 conseils pour débuter la natation : par un débutant pour les débutants

Ce qui m’amène à la suite de mes conseils pour débuter le natation : la gestion de la respiration… C’est peut-être ce qui est le plus compliqué à maîtriser quand on commence à nager… En fait ça ne l’est pas tant que ça si on casse la barrière psychologique que l’on s’est soi même créé ! La natation ne demande pas une quantité d’oxygène énorme. Si on respecte le point 1 et que l’on ne tente pas d’utiliser ses jambes comme un turbo… on peut avancer sans être au bord de l’asphyxie et respirer relativement confortablement.

La pire chose à faire quand on respire en nageant le crawl c’est donc… ce réflexe naturel mais tellement mauvais de prendre la plus grande inspiration possible lorsqu’on sort la tête ! Non seulement c’est inutile car comme je l’ai dit, la nage est plutôt économique de ce côté là… mais surtout c’est ce réflexe qui va créer et entretenir notre sensation d’asphyxie ! Car cette sensation ne vient pas du manque d’oxygène, elle vient au contraire du fait qu’on en a trop ! L’oxygène est transformé en dioxyde de carbone et si on ne l’expire pas, il reste dans les poumons et donne cette sensation de brûlure… la respiration en crawl, ça doit donc être aussi ridicule qu’une toute petite inspiration.

Une musique simple : Bubble, Bubble, Breath !

Et surtout il faut expirer de manière constante sous l’eau pour vider correctement ses poumons du dioxyde de carbone ! Comme on dit chez Swim Smooth : Bubble Bubble, Breath ! Expire, expire, respire ! Dernier point… Une grande inspiration, c’est remplir ses poumons d’oxygène, ce qui transforme le haut de notre corps en bouée… et fait couler nos jambes… les jambes qui coulent ça nous ralentit, et ça nous oblige à mettre des coups de jambe plus puissants, ce qui nous essouffle… Un vrai cercle vicieux…

>> À LIRE : Récit de mon premier Ironman 70.3 avec un départ à 1 degré !

N’essayez pas de trop glisser dans l’eau

3 conseils pour débuter la natation : par un débutant pour les débutants

Autre conseil pour débuter le natation qui a été primordial pour moi au début (peut être que ce n’est pas la cas de tout le monde mais c’était le mien quand j’ai commencé)… Et je remarque énormément de monde qui nage comme ça quand je passe à côté du bain public avant mes cours du mardi matin. Nager avec un rythme très lent, comme si tout se passait au ralentit est totalement contre productif !

N’essayez pas d’avoir cette impression de glisser à travers l’eau… en fait c’est l’effet inverse qui se produit pour les débutants que nous sommes (il faut être un très bon nageur pour que cette glisse puisse avoir un effet)Lorsque on a l’impression de glisser, qu’il n’y a plus de mouvement de bras en cours sous l’eau, tout ce qu’on fait au final c’est freiner… Car comme je le disais tout à l’heure, l’eau nous freine énormément ! L’eau a en effet une densité 1000 fois supérieure à celle de l’air… Donc le moindre moment où l’on n’est pas en train de faire un mouvement qui fait avancer… on freine…

D’où le fait d’augmenter la cadence ! Le but est d’avoir quasiment à tout moment une de nos mains qui pousse l’eau vers l’arrière. Il faut bien sûr trouver un juste milieu entre une cadence élevée et un geste qui reste efficace… Mais c’est là toute la difficulté ! Si vous voulez plus de détail sur ce point, on vous en a parlé sur le blog de Swim Smooth Montréal !

3 conseils pour débuter la natation : par un débutant pour les débutants

Conseils pour débuter le natation : bonus pour progresser plus vite !

Je vous ai donné jusque là des conseils pour débuter le natation à appliquer par vous même ! Et ils m’ont aidé à gagner des secondes par poignées au début ! (voir ma progression ici). Ce sont des conseils génériques, qui s’appliquent à peu près à tous les débutants. En fait, ils permettent d’intégrer la logique de la nage. Le problème c’est qu’après ça, tous les défauts que l’on va développer en nageant ne sont pas forcément les mêmes d’un nageur à un autre. Et s’améliorer sans savoir quels sont ses défauts principaux… C’est compliqué !

2 manières de trouver ses défauts et de travailler pour les corriger

  1. S’inscrire à un cours spécifique pour débutant : Attention à ce que ces cours soient en petit groupe, car tout l’intérêt est que le coach qui le donne vous observe. Il pourra alors vous dire quels sont vos défauts principaux. Et surtout, vous expliquer comment les corriger ! Et ça ne prend pas des mois lorsqu’on est bien conseillé. J’ai pris 3x1h de cours débutant (12 personnes) au tout début puis j’ai nagé tout seul en essayant de faire ce que j’avais appris.
  2. Investir dans un cours privé avec analyse vidéo : Ça c’est l’idéal, c’est LA chose qui m’a permis de progresser de manière énorme dans ma première année. Un cours privé, c’est un coach qui pense 100% à vous et va donc vous accompagner dans les changements que vous devez entreprendre. Le must, si quelqu’un fait ça proche de chez vous, c’est de faire une analyse vidéo. En prenant des images de votre nage sous différents angles, c’est encore plus efficace pour expliquer ce qui ne va pas et comment il faut faire pour le corriger !
J’espère que ces conseils pour débuter le natation vous ont été utiles ? Si oui, n’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter via la boîte ci-dessous. Ça vous permettra de ne rien louper de mes prochaines publications ! 🙂

Combinaison trifonction Skins DNAmic : de la compression pour la course

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Après une saison complète de duathlon et une de triathlon, je commence à avoir un bon feeling au moment de tester un combinaison trifonction, Ça fait en effet partie des équipement où l’on peut tout de suite dire si ça va aller quand on l’enfile. Le confort est tellement important dans une combinaison trifonction que le moindre problème se ressent instantanément. De ce côté, l’enfilage de ce skinsuit de triathlon Skins DNAmic ne m’aura pas inquiété. Je l’ai reçue 3 jours avant le triathlon de Montréal (que je vous avais raconté ici) et après une courte sortie d’entraînement, j’ai décidé de la mettre tout de suite à l’épreuve de la compétition.

Un essai de 2h en conditions de course !

Un triathlon olympique c’est tout de même plus de 2h d’effort donc il ne faut pas se tromper. D’un côté, ma précédente trifonction de compétition était aussi de la marque Skins (retrouvez son test ici) donc je n’étais pas inquiet. La conception semblait en effet assez proche à part au niveau des cuisses où la compression se fait beaucoup plus sentir. Bref pour moi, c’est juste un point positif donc pas de soucis !

La suite de ce test c’est donc sur le terrain, dans l’arène de la compétition. D’abord pour la nage, elle allait jouer un vrai rôle car l’eau était au-dessus des 22 degrés règlementaires… Bref nous allions devoir nager sans combinaison de natation, juste avec notre trifonction ! Et dans ce genre de cas, la trifonction que l’on porte a plutôt intérêt d’être bien ajustée sur le corps sinon ça ralenti la progression dans l’eau ! Aucun problème de ce côté, une trifonction compression telle la Skins DNAmic est parfaite.

Combinaison trifonction Skins DNAmic : de la compression pour la course

1. Nager avec la trifonction Skins DNAmic

Et le fait qu’elle soit sans manche enlève évidemment tout problème au niveau du mouvement de l’épaule qu’on pourrait retrouver avec des manches. Bref pour la nage, c’est un bon point ! Deuxième bon point, elle sèche vite ! J’avais peur d’avoir froid sur le vélo (sous des trombes d’eau l’an passé j’avais grelotté !), ça n’a pas été le cas. La météo n’était pas aussi dure cette fois, mais surtout, la trifonction s’est retrouvée sèche en un rien de temps et c’est tant mieux !

2. Rouler avec la trifonction Skins DNAmic

Comme j’avais décidé d’attaquer sur le vélo, il allait aussi falloir qu’elle soit efficace de ce côté. Au final l’entre-jambe et notamment le pad qui est à l’intérieur pour protéger des frottements est le même que dans ma précédente trifonction Skins. Pas ce que je connais de plus confortable, je dirais même l’inverse si on parle d’un entraînement de récupération où l’on roule très lentement. Mais un jour de compétition, aucun problème ! Plus on roule vite, plus on pousse de watts, moins on est en fait assis sur sa selle (surtout en position de triathlon sur les barres !) donc moins on a besoin de confort au niveau de l’entre-jambe.

Combinaison trifonction Skins DNAmic : de la compression pour la course
photo by @gophrette

Le fait est que pour la compétition, je trouve ça parfait d’avoir un pad le plus fin possible pour que le Run qui suis soit agréable ! Pensez juste à utilise votre trifonction Skins DNAmic uniquement pour les entraînements courts et / ou intenses ainsi que pour les compétitions ! De toute manière, pas besoin de sortir une trifonction pour faire une petite sortie de récupération honnêtement ! Un bon vieux cuissard de vélo classique est bien plus confortable pour ça !

Combinaison trifonction Skins DNAmic : de la compression pour la course

3. Courir avec la trifonction Skins DNAmic

Enfin sur le run, j’ai trouvé de gros avantages à cette combinaison Skins DNAmic. D’abord, ils ont agrandi les deux poches à l’arrière de la combinaison ! J’ai donc pu y rentrer une gourde de 350ml, chose que je n’ai jamais pu faire dans aucun autre équipement de course ! D’habitude il faut se la garder à la main ! Et dans la deuxième on peut facilement y mettre 3 gels SIS (gel semi-liquides donc beaucoup plus gros que des gels classiques). Bref on peut vraiment avoir du stock avec soi ! Pas très important pour un triathlon olympique mais sur les distances supérieures… c’est un plus !

Et puis au niveau de la compression des cuisses, ils ont utilisé la même matière que dans mon collant K-Proprium que j’utilise… dès que je peux l’hiver. Cette matière ne bouge plus une fois qu’elle est sur la peau. C’est comme si on avait un bandage, c’est hyper efficace pour tenir en place et la compression qui y est associée est beaucoup plus précise. Évidemment, faites bien attention à vos mesures avant de commander, c’est super important d’avoir la bonne taille pour avoir l’effet désiré !

Combinaison trifonction Skins DNAmic : de la compression pour la course

Conclusion : Une belle évolution de la Skins Tri 400 !

La combinaison de triathlon que j’ai utilisée toute la saison dernière m’avait bien plu. Celle-ci a amélioré quelques points et c’est appréciable ! Et si vous voulez l’acheter, elle est disponible ici au prix de 135€ en version homme (en combinaison intégrale comme moi ou en deux pièces) et ici pour la version femme.

Analyse de course : Ironman 70.3 Lake Placid

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Être simple et efficace, c’est le but de cette analyse de course du Ironman 70.3 Lake Placid. Le récit complet de la course m’a permis d’y voir plus clair sur ce qui a été ou ce qui n’a pas été. Je sais maintenant sur quoi travailler pour m’améliorer l’an prochain. L’étape suivante c’est une analyse des chiffres pour estimer où est-ce que je pourrais me trouver avec ce travail… Et si j’ai une chance de me qualifier au Championnat du Monde de Nice 2019 comme je l’ambitionne. C’est parti pour la vidéo de cette analyse de course ! (et un peu de texte en-dessous pour ceux qui ne peuvent pas regarder la vidéo)

Analyse de course Partie 1 : Swim

Vous ne serez pas étonné de lire que la nage est mon moins bon classement des trois épreuves. C’est logique j’ai commencé à nager il y a un an seulement. Finir dans les premiers 10% du peloton est quand même une belle réussite avec ma maigre expérience. Mais si on regarde ma différence par rapport au premier nageur c’est 33′ pour moi contre 25′ pour lui. Ça donne 8′ de plus soit 25% d’écart ! Je n’atteindrai jamais ce niveau j’en suis conscient mais si je peux couper mon temps de 3 ou 4′ ce serait une belle réussite et c’est l’objectif !

analyse de course ironman 70.3 lake placid

Analyse de course Partie 2 : Bike

Le bike c’est ma partie la plus réussie de la course malgré le froid. Je connaissais tellement bien le parcours que j’ai juste eu à réciter ma partition et ça s’est super bien passé ! J’ai remonté près de 150 triathlètes sur la partie vélo, bref une performance totalement à la hauteur de ce que j’attendais. Mais j’ai encore de la marge sur ce sport que je ne pratique sérieusement que depuis 2 saisons. Et surtout je ne m’entraînais jusque là pas l’hiver à vélo… Bref avec 16′ de plus que le meilleur cycliste vélo soit seulement 10%, je suis déjà plutôt bien…. Mais il y a encore 4-5′ à aller chercher avec un bon entraînement hivernal !

analyse de course ironman 70.3 lake placid

Analyse de course Partie 3 : Run

Évidemment c’est sur le run qu’il y a le plus à aller chercher… 1h36, c’est très loin de ce que j’espérais. Même avec le dénivelé je partais sur un rythme où je devais terminer en 1h26 / 1h27 au maximum. Je ne vous parlerai pas de pourcentage ici… Simplement que ces 1h26 étaient pour moi réalistes donc il y a 10′ à gagner simplement sur le run, point barre !

analyse de course ironman 70.3 lake placid

Puis-je espérer me qualifier avec ces améliorations ?

C’est la grosse question ! Si vous faites la somme des gains que j’ai évoqué, on arrive à 19′. Je n’ai pas parlé de ma transition où j’ai encore un peu de travail et où j’ai joué la sécurité donc 1′ est à gagner de ce côté aussi… Ce qui porte le total à 20′ de gain potentiel d’ici l’an prochain. Je vous ai donc pris le classement de ma catégorie pour vous montrer où je me situerais avec 20′ de moins…

analyse de course ironman 70.3 lake placid

Une 2ème place de catégorie, voilà ce que je peux espérer ! Et c’est exactement ce qu’il faut faire pour avoir la qualification au championnat du monde ! Bref, ce ne sont que des hypothèses évidemment, mais quand j’ai fait la somme et que je me suis rendu compte du résultat… Ça a donné un coup de boost supplémentaire à ma motivation ! Je disais que c’était possible, cette fois j’en ai vraiment la conviction ! Et je vais travailler comme jamais cet automne et cet hiver pour atteindre ce niveau je vous le promets !

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

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Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

Je suis finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !!! Et si vous pensez que le suspense est gâché car le titre donne la fin de l’histoire… Je vous répondrais que non, certainement pas. Jamais je n’aurais abandonné cette course. J’étais motivé comme jamais à aller au bout. Les conditions presque hivernales (1°c au bord du lac au thermomètre des organisateurs) me faisaient peur mais aucune chance qu’elles ne m’abattent… Mon corps et surtout mon mental était prêt à tout endurer de cette journée… Journée que vous pouvez revivre en image ci-dessous… ou par écrit avec tous les détails juste après ! 🙂

4h27 et motivé à aller prendre mon pied !

En fait, j’étais tellement prêt, tellement motivé pour mon premier Ironman 70.3 que mon horloge interne me réveilla à 4h27 en ce dimanche matin. Mon alarme était prévue à 4h30. Tout le reste du timing prévu se passera au poil. Enfin presque. Comme souvent le passage aux toilettes d’avant course est compliqué avec des files interminables… Heureusement que j’avais repéré la veille celles derrière la ligne d’arrivée, loin de la foule !

Loin du départ aussi mais ces quelques minutes de footing pour aller là bas et la même chose pour revenir auront au moins fait un bon échauffement ! Le tout en doudoune… dire que je n’ai pas couru avec autre chose qu’un t-shirt depuis le mois de mai… Je sais que ces conditions vont êtres très dures à gérer ! Mais je ne veux pas trop y penser, car au final c’est pareil pour tout le monde ! (Même si tout le monde ne fait pas 1m79 pour 62kg avec pas grand chose pour me tenir chaud sur le corps !)

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

La première épreuve du triathlon : enfiler la combinaison !

Pour la 1ère fois l’enfilage de la combinaison s’est étonnement bien passé… Si la suite pouvait être de même, ce serait génial ! L’attente du départ se fera… les pieds dans l’eau ! Car l‘eau est 21°c, ça donne l’impression d’être dans un jaccuzzi quand ça gèle à l’extérieur, c’est fou ! La brume créée par cet écart de température entre l’air et l’eau mêlée à l’aurore nous donne vraiment un spectacle magnifique ! Mais pas le temps de l’apprécier longtemps, une fois le moment solennel de l’hymne américain passé… C’est enfin l’heure de me lancer dans mon premier Ironman 70.3 !

Un départ qui se fait en mode rolling start. Un groupe de coureurs part toutes les minutes (ou 30 secondes je ne sais pas) donc c’est un peu moins le bordel que de partir à 2000 en même temps ! Ouf ! J’ai quand même dû batailler pas mal dans le premier 500m pour trouver ma place mais ça s’est plutôt bien fait. Pas de coup de pied ni de point dans la figure, je m’en sors bien ! (Et je ne pense pas en avoir mis non plus 😅)

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

Acte 1 : Une nage tout en contrôle

Le rythme est sûrement un peu conservateur par rapport à ce que je suis capable de faire en piscine mais je ne veux définitivement pas brûler des cartouches tout de suite. La journée est longue, c’est mon premier Ironman 70.3, je suis décidé à rester sage ! Sur le retour je lève la tête, voit un nageur qui me double à une bonne allure… je me décide à prendre le wagon !

J’ai bataillé un peu avec un autre nageur qui voulait faire de même… mais il a vite compris que je ne lâcherai pas et m’a laissé la place. Ça me rappelle quand je courais en cross-country, il faut se faire (gentiment) respecter pour ne pas se faire marcher dessus ! À partir de là, c’est simple je me suis juste efforcé de rester dans les pieds de ce gars jusqu’au bout ! Ça donne un temps de 33’06 soit 1’43/100m et une 201ème place au général (sur 2 192 finishers soit dans les premiers 10% du peloton, pas si mal pour un gars qui nage depuis un an ! :D)

>> À LIRE : Il y a un je suis parti de zéro en natation !

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

La transition : moment redouté de mon premier Ironman 70.3

Les transitions, que ce soit en duathlon ou en triathlon ça ne me fait plus peur maintenant j’en ai l’habitude. Mais là il y avait un facteur très nouveau, le froid. Pour beaucoup cette transition a donc été la plus longue de tous leurs triathlons. Il était hors de question de monter sur mon vélo encore dégoulinant dans un simple trisuit pour affronter les 90 km dans le froid. Prendre le temps de se sécher avec une serviette, mettre des vêtements chauds, c’était vraiment un passage obligé.

Personnellement, j’ai aussi pris l’option de courir avec ma combinaison de natation fermée jusqu’à ma place en transition pour rester au chaud à l’intérieur. Bon choix ! Comme il y avait un peu de vent, cette chaleur m’a au moins permis de ne pas avoir froid jusqu’au moment de courir à côté du vélo. Mais au moment de monter sur le vélo je commence déjà à trembler, l’humidité restante de la nage + le froid, c’est un cocktail explosif !

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

Acte 2.1 : Mon premier Ironman 70.3 ne sera pas simple

Mais ce n’était rien à ce moment par rapport à ce qui arrivait… Une longue section au vent 3/4 face, le soleil encore caché derrière la montagne ! Et surtout, de nombreuses descentes qui glacent les os ! Je pousse un peu plus que ce que j’avais prévu dans les montées en me disant que j’allais peut-être le payer. Mais c’est un impératif pour moi, je suis gelé ! Le seul moyen de faire grimper un peu la chaleur corporelle c’est d’appuyer sur les pédales… C’est assez efficace jusqu’au moment d’attaquer la grande descente du parcours.

Cette descente, c’est environ 10km où on ne pédale quasiment pas et où la vitesse moyenne est au-dessus des 60km/h. Je ne sais pas ce que ça donne en terme de ressenti à cette vitesse mais je peux vous dire que de mon point de vue c’était glacial ! J’ai vraiment adoré cette descente aux entraînements… Mais là elle m’a fait pleurer intérieurement tellement c’était difficile de rester concentré sur la descente plus que sur le froid… Bref je n’ai pas mis un coup de frein, j’ai descendu vite et doublé du monde comme je voulais le faire, je suis fier d’avoir tenu le coup !

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

Acte 2.2 : Rester concentrer malgré crampes et tremblements…

Et une fois en bas c’était pire ! Au moment de se remettre à pédaler, le froid me crispait totalement, mes cuisses voulaient cramper à chaque instant, j’étais obligé de rouler beaucoup plus souple que prévu pour éviter ça. Vraiment dur, pire que courir par -25°c sous une tempête de neige… Alors quand le premier rayon de soleil est passé par-dessus la montagne, c’est comme une délivrance, un cadeau magnifique qui m’a instantanément fait sourire. J’avais toujours aussi froid mais je savais qu’à partir de là ça ne pouvait que s’arranger !

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

Acte 2.3 : Petit à petit, le froid s’est dissipé et le plaisir a embarqué

Au bout d’une bonne quarantaine de km de course j’ai commencé à vraiment apprécier ce que je faisais ! Et là, j’ai pu réciter ma partition comme je le voulais. Le retour est constamment en faux plat montant ou en montée et j’adore ça ! J’ai doublé pas mal de monde, j’ai continué de bien m’alimenter et surtout j’avais l’impression d’en avoir largement sous le pied ! C’est en tous cas ce que je me suis dis en arrivant à la 2ème zone de transition ! Je suis presque déçu que ce soit terminé tellement j’ai pris mon pied sur cette 2ème partie de vélo !

 

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

Acte 3.1 : Le run, le feu d’artifice de mon premier Ironman 70.3 !

J’étais extrêmement enthousiaste à l’idée de cette course à pied. C’est mon sport, je voulais en faire un feu d’artifice, remonter un maximum de monde et finir en beauté ! Quelle ne fût pas ma déception une fois la terrible descente à 10% de pente… je ne sais pas exactement si c’est à cause de ma manière de courir dans cette descente, le fait que j’ai trop poussé en début de bike, le froid et les quasi crampes sur le vélo ou tout simplement cette faiblesse dans les quads que j’ai maintenant identifiée depuis le marathon de Prague… Le fait est qu’en bas de cette descente, après seulement 500 m de course j’ai eu mes deux quadriceps au bord des crampes.

À ce moment j’ai eu envie de pleurer intérieurement car je savais que ma fête était gâchée, que le feu d’artifice allait devenir un pétard mouillé et que je partais pour un tout autre challenge. Courir 20km avec des crampes c’est une mission compliquée. Mais rendu là, rien ne peut plus m’arrêter, je ne compte pas me laisser abattre. J’essaye donc de faire le maximum pour économiser mes quads. Je cours légèrement plus en arrière, je déroule au maximum la foulée pour qu’elle soit le plus douce possible… À ce moment je ne m’occupe plus du tout de l’allure mais elle est étonnement bonne malgré cette gestion des crampes. Je passe au 5,6 miles soit environ 9km en 36’07 soit autour des 4’05/km que je prévoyais. Avec des débuts de crampes à gérer à chaque instant c’est proche de la perfection cette moyenne !

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

Acte 3.2 : Une erreur bête qui va tout gâcher…

Mais c’est aussi dans cette partie que j’ai fais ma seule grosse erreur de la course… J’étais tellement concentré sur le fait d’éviter les crampes… que j’en ai oublié ma stratégie de ravitaillement… Je n’ai pas pris le gel que j’avais prévu après 20’ de course… À peine quelques gorgées de Gatorade à un ravitaillement…

Quand je me suis rendu compte de cette erreur, c’était trop tard, après 36’ de course + la transition + les 4 derniers kms de vélo où je n’ai rien pris… on est proche des 45’ sans calories ingérées alors qu’on est au moment critique de la course… Ces premiers 10km auront au final bien été mais ils auront puisé et vidé des réserves qui étaient forcément déjà entamées par les efforts précédents…

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

La suite est donc très logiquement difficile. Les crampes sont toujours au même niveau, c’est dur mais je gère. Mais l’énergie est en chute libre, mon corps me bride car je suis dans la zone critique où les stocks sont bas… Et logiquement, ça ralenti… Du 10ème au 14ème je sens que ma fin est proche mais je maintiens 4’25/km de moyenne. Mais quand la 1ère mega côte du parcours se présente, je suis vidé ! Et puis mes cuisses sont hyper sensibles à ce gros dénivelé. Je suis obligé de marcher…

C’est très dur à accepter, vraiment ! Mais ça vaut mieux que de pousser jusqu’à atteindre le stade de la crampe « coup de poignard »… Vous savez, la vraie, celle qui stoppe instantanément et oblige à attendre qu’elle parte. Cette décision je l’ai clairement prise à l’expérience, en laissant mon orgueil de côté. Une fois en haut de la côte je repars et le verdict tombe : 5’24 sur ce km.

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !
@iroman lake placid

Acte 3.3 : Mon premier Ironman 70.3 se finira en mode survie

Maintenant je n’ai plus le choix je suis en mode survie… Le rythme n’est plus là, les jambes sont cramées… Je ne peux plus compter que sur mon mental pour faire ces 6 derniers kilomètres ! Désespéré j’ai même essayé le Redbull au ravitaillement mais ça ne suffira pas pour me redonner des ailes… Et quand la côte principale, celle qui fait prendre 40m de dénivelé en quelques centaines de mètres se présente, c’est un nouveau test que mon premier Ironman 70.3 m’inflige…

Courir jusqu’à être au bord des crampes sans passer le point de non retour, puis marcher comme un trailer les mains sur les genoux pour ne pas les déclencher… Et relancer en haut quand une dame encourage avec passion et avec une pancarte « Shut up legs » dans les mains… Merci madame, je ne remarcherai plus c’est promis ! En même temps le reste est relativement plat. Mais je suis incapable de pousser, je me revois dans les 5 derniers km du marathon de Prague et… J’y suis totalement ! L’allure de 4’50/km est la même, les gens me doublent, je ne peux rien faire, impossible de m’accrocher… Seule la vision de l’arrivée me permettra dans un dernier effort de franchir cette ligne d’arrivée les deux points serrés !

Finisher de mon premier Ironman 70.3 à Lake Placid !

Bilan : Quelle épreuve, quel challenge, mais aussi quel pied !

C’est dans l’adversité que je me sens le plus vivant, quand les conditions sont dures et qu’il faut faire avec. Ou quand le corps ne veut plus mais que le mental le force à faire ce qu’il peut et à aller au bout !

Voilà pourquoi mon premier Ironman 70.3 restera forcément dans mes plus gros souvenirs de course ! Avant même le départ, il fallait être fort dans la tête, ne rien lâcher… Pendant la course il a fallu utiliser le mental à plusieurs reprises et sur de longues périodes… C’est la première fois que je dois puiser dans mes ressources mentales en début de course… Et quand le dernier acte demande de puiser encore plus loin… C’est dur… Mais je l’ai fait et j’en suis fier ! Au final je finis 51ème sur 2192 (et 18ème de ma catégorie) donc très loin du sport pour les Championnats du Monde…

Mais si vous regardez ,la courte vidéo ci-dessous… Je vous y montre pourquoi je suis toujours convaincu que c’est jouable en 2019 ! 🙂

Triathlon International de Montréal : mon 2ème triathlon !

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Triathlon International de Montréal : une 2ème expérience bien meilleure que la 1ère !

Ce Triathlon International de Montréal n’était que mon 2ème triathlon… Pourtant j’étais programmé pour réussir ! Je ne sais pas pourquoi mais il y a des jours comme ça où tu te lèves et tu sens que la journée va être bonne. Elle n’a pas été parfaite, loin de là, comme vous pourrez le lire plus loin… Mais pour un 2ème triathlon, j’en suis plus que satisfait… Pour voir les images de ma course, c’est juste en-dessous ! Et pour le récit complet, c ‘est juste après ! 🙂

Triathlon International de Montréal : à la maison !

S’il y a bien quelque chose que j’adore c’est ça : les courses à domicile. C’est tellement moins stressant de pouvoir avoir sa routine habituelle et de maîtriser son planning à la perfection ! Impossible pour moi de manquer ce Triathlon International de Montréal ! En plus j’y ai rencontré énormément de gens que je connaissais + ma mère et ma soeur étant à Montréal… C’est toujours fun de pouvoir courir devant la famille ! Bref, tout va bien, tout est maîtrisé, 0 stress avant le départ !

Et puis je me dis que je peux difficilement faire pire que la natation lors de mon 1er triathlon ! L’eau est à 23° donc pas de wetsuit (je vais finir en ayant bien frais à la fin du 1500m, j’aurai pris l’option combinaison avec plaisir vu la quantité de gras que j’emporte sur moi !) et le départ se fait par vagues sur le ponton des pros ! Ok, nous on part dans l’eau, pas de plongeon. C’est moins glamour mais je pense que le résultat n’aurait de toute manière pas été aussi artistique !

Une natation bien gérée malgré le trafic !

Triathlon International de Montréal : une 2ème expérience bien meilleure que la 1ère !

La seule inquiétude que j’avais ? Les embouteillages ! Car avec un départ des 35-44 ans à 9h15 et le notre à 9h18… ça allait forcément se terminer par quelques incidents ! Il n’y en a pas eu de mon côté, je repérais à chaque fois les bonnets bleus et les évitais… tant bien que mal ! En particulier au niveau des changements de direction (nombreux sur ce parcours) où tout le monde s’entassait.

En fait ma stratégie s’est rapidement dessinée. Après un départ progressif, à l’extérieur de la mêlée… je me suis mis dans mon rythme, j’ai passé quelques groupes… et j‘ai finalement trouvé les pieds d’un nageur parfait pour moi. Je nageais à sa droite, sans réussir à le doubler… Alors je me suis calé derrière ! Et c’est pas mal le résumé de ma 2ème partie de natation.

Rester le plus possible dans les pieds car les deux fois où j’ai essayé d’en sortir pour relancer… Je ne progressais pas vraiment… Dans ce cas, pourquoi se fatiguer pour rien ? Rester tranquillement dans les pieds pour s’économiser est parfait ! Enfin, à quelques centaines de mètres du but j’ai activé un peu plus les jambes en prévision de la suite, tout va bien ça répond du tac au tac! Ou presque… Car au moment de sortir, j’ai du mal à courir droit ! Mon corps veut m’emmener à gauche !

Triathlon International de Montréal : une 2ème expérience bien meilleure que la 1ère !

Un parcours vélo pour ceux qui ont de la puissance !

Surprise en sortant de l’eau, je vois devant moi la combi « France » de mon pote Nico. Ça veut dire que ma nage a été correcte ! À ce moment je suis 59ème sur 284 partant ! Peut-être pas encore au niveau de mes séances en piscine, mais on s’en approche fortement ! Je suis dans les 1/5ème du classement, ça se fête ! Impossible de dire si j’ai nagé vite par contre… Il y avait clairement plus que 1.5km sur ce parcours puisque le meilleur temps est annoncé à 1’30/100m de moyenne… Ce qui est rapide pour moi mais “lent” pour un bon nageur ! Bref, je retiendrais que ma nage a été positive !

Et puis surtout, à ce moment, je me dis que la suite va être fun car je vais pouvoir essayer de challenger mon pote sur la suite du triathlon. En attendant il est plus rapide que moi en transition et me prend une petite dizaine de secondes… Le début du parcours étant très bosselé j’attendrais plus de 500m pour enfiler mes chaussures et commencer à envoyer les watts ! C’est pas l’heure de se vautrer à deux semaines de l’objectif, je préfère perdre un peu de temps !

>> À LIRE : Mon premier triathlon et sa natation catastrophique…

C’est l’heure d’appuyer fort sur les pédales !

Je me suis donné sur ce parcours vélo, vraiment ! Même sensation qu’à Verdun, je suis capable de tenir longtemps, mais je n’ai pas une grosse réserve de vitesse. Et ce parcours n’est vraiment pas facile… Trois épingles, et deux côtes courtes mais sèches qui font mal aux jambes ! Surtout l’une des deux qui oblige à monter haut dans les watts (450 à 500 watts pour moi qui est une FTP de 260 !) pendant les 5 dernières secondes pour arriver en haut sans être à l’arrêt… La prendre 8 fois, ça explose vraiment les cuisses ! Mais ça c’est une autre histoire, on en reparlera !

Triathlon International de Montréal : une 2ème expérience bien meilleure que la 1ère !

Une distance de course inexacte… Un coureur sur deux se trompera !

Pour la première fois, je fais une grosse erreur en course… en me trompant dans le comptage des tours à effectuer… En fait après 7 tours, je ne sais plus à combien j’en suis. Mais mon GPS indique assez clairement les choses, j’en suis à 31km donc je n’ai pas de doutes sur le fait qu’il reste 2 tours pour faire 40km au total. J’enquille donc les deux derniers tours en restant concentré pour ne rien lâcher malgré les cuisses qui commencent à hurler dans la butte la plus pentue

Fin du vélo avec 39,6km au compteur, la base, je n’ai aucun doute là-dessus (tellement que lors du dernier tour j’ai indiqué à mon pote Nico de continuer… à tord… :/ ). Bref, le parcours faisait 36km environ mais comme on avait pas eu l’info, ça explique la moitié de coureurs qui se trompera sur la distance ! On dira que les tords sont partagés entre non information sur ce point et nonchalance des coureurs dans le comptages de leurs tours ! Une chose est sûre, on ne m’y prendra plus ! J’étais 29ème au bout de 8 tours, je suis repassé 52ème à cause de cette bourde… Restait à se rattraper sur le vélo ! 😉

>> VOIR les données de mon triathlon sur mon compte Strava

Triathlon International de Montréal : une 2ème expérience bien meilleure que la 1ère !

C’est parti pour le show de la course à pied !

Depuis le Duathlon de Verdun, je sens que je suis en grande forme côté course à pied. Cette fois encore je vais me sentir plein d’énergie dès les premières foulées. Je pars au feeling, sans pousser fort mais en sentant tout de même que le rythme est bon, que ça déroule bien ! Alors quand le 1er km bippera en 3’45 et que le suivant sera sur le même rythme… je suis sur mon nuage ! Je remonte les coureurs comme un avion sans avoir l’impression de forcer.

À ce moment je passe à côté d’un pote qui me dit que je suis 3ème de ma catégorie et que le 2ème est 2′ devant… C’est beaucoup 2’ mais je sais que le challenge est à ma portée avec la forme que je tiens aujourd’hui ! Alors je relance un peu et le 3ème km bippera à 3’41 ! Wouh, c’est presque mon allure semi, j’adore ! Je vais quand même me calmer un peu et penser à me ravitailler pour que la dernière partie de course reste sur cette dynamique. Un gel que je prendrais en plusieurs fois et des gobelets d’eau au ravitaillement. Ça ne me ralentira qu’un tout petit peu avec des kms à 3’47 et 3’49.

Des crampes viendront « gâcher » la fête !

C’est l’heure de payer l’addition des efforts faits sur le vélo et notamment des puissances élevées que j’ai tenu dans les buttes… Les vastes internes de mes quadriceps sont tous les deux au bord des crampes ! Je sais qu’il ne faut pas jouer avec ça car si les crampes viennent, on le paye cash… Alors je décide d’être sage et de ralentir le rythme. Les kilomètres 7,8 et 9 seront tous entre 3’55 et 4’. Ça reste un bon rythme, certainement plus rapide que mes concurrents donc pas d’inquiétude.

Dans le dernier kilomètre, je n’ai aucune idée de si j’ai doublé celui que je chassais… J’essaye donc de relancer comme je peux pour être sûr de ne rien regretter. Une fois dans le couloir réservé aux arrivées, personne devant, personne derrière… Dans tous les cas le classement est déjà joué ! Je finis donc en roue libre, avec quand même une accélération dans la dernière ligne droite pour le fun ! J’ai un super sentiment en franchissant la ligne et je serre le point de satisfaction !

>> VOIR les données de ma course à pied ici

Triathlon International de Montréal : une 2ème expérience bien meilleure que la 1ère !

Peu importe le classement, les sensations sont là !

Je termine 25ème et 2ème de ma catégorie. Soit 27 places de remontées sur la course à pied dont j’ai fait le 4ème temps de tous les coureurs et surtout un chrono d’environ 38’ au 10km… Très satisfaisant vu la manière dont j’ai dû terminer ! J’aurai pu terminer 15ème au général sans mon erreur de comptage mais à vrai dire je m’en fiche. J’ai pris énormément de plaisir sur ce Triathlon International de Montréal, à courir devant ma famille, dans les rues de ma ville.

Et surtout mon niveau de confiance à deux semaines du Ironman 70.3 de Lake Placid est au maximum ! Je ne pouvais pas espérer mieux au moment d’aborder l’affutage avant cette course ! Ça ne veut pas dire que ça va bien se passer car un jour de course ne peut pas se prévoir… Mais j’ai mis toutes les chances de mon côté et c’est bien le principal !

Confessions d’un apprenti nageur #9

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Suis-je en plein rêve ? Il semble que non mais le plaisir que je prends à nager en ce moment est juste énorme ! L’apprenti nageur n’en a maintenant plus que le titre ! Depuis le bilan de mes 1 an de natation, les progrès ont encore été visibles. J’ai même été « obligé » d’aller nager avec le groupe plus rapide ! (Je dis obligé car je l’adore mon petit groupe, on a progressé ensemble depuis cet hiver et l’ambiance y est vraiment top). Bref, c’est un mal pour un bien car dès la première séance avec les rapides… j’ai senti que j’étais à ma place et qu’en m’accrochant sur les séances j’allais pouvoir passer une étape de plus dans ma progression !

Mais avant ça repartons un peu en arrière !

Car cet été j’ai passé un gros cap. Chronométriquement les temps ont baissé à mon CSS / seuil mais ce n’est pas le plus important. Le plus important c’est à quel point l’endurance est devenue une force. Et comme toujours ce n’est pas arrivé par hasard, je n’ai simplement pas loupé un Red Mist. Le Red Mist c’est la séance longue du mercredi matin avec Swim Smooth Montréal. Une séance d’1h30 au total où je nage environ 4500m.

Une distance que je finissais très difficilement il y a peu. Sachant que le rythme de cette séance est sur un tempo tout de même soutenu… L’explosion en vol n’est pas anormale. Ça m’est arrivé en juin… Deux fois même ! Ça ne voulait plus, j’étais tout bonnement épuisé musculairement ! Et puis en juillet ça a commencé à progresser. J’allais au bout des séances sans perdre le rythme.

Les gros tests chrono de fin de séance étaient très concluant. Si on m’avait dit il y a peu que je nagerais un 1000m à 1’39/100m de moyenne, le tout après 3500m d’une séance déjà fatigante… je n’y aurais pas cru ! Et puis août n’a fait que confirmer ça. Les séances longues se terminaient par des plus classiques séries de 200m… que j’ai été capable de nager au-delà de mon CSS / rythme au seuil. Bref les muscles ont appris pendant l’été et leur endurance est devenue vraiment importante !

Revenons maintenant au présent !

Changer de groupe et être envoyé avec des athlètes vraiment expérimentés pour le neo-triathlète et surtout neo-nageur que je suis, c’est impressionnant ! Surtout quand tu te rends compte au bout de 50m qu’ils pratiquent tous la culbute pour faire leur virage. Damn, this time has finally come… Il faut que j’apprenne à pratiquer cette culbute au plus vite car avec un virage que je qualifierais de « manuel » (celui qu’on fait tous en posant la main sur le mur pour se tourner) on perd une bonne longueur de corps sur celui qui nous précède… En gros j’ai dû relancer l’allure à chaque virage sur cette séance : ça n’aide vraiment pas !

Mais le principal c’est que j’ai tenu et sans avoir l’impression de devoir me donner au max. sachant qu’on nageait à 1’33/100m… ça donne confiance ! Évidemment pour le moment, c’est dans les pieds avec un gros gain dû au drafting ! Mais c’est comme ça que j’ai débuté dans mon ancienne ligne et que j’ai progressé jusqu’à en devenir leader… J’espère juste faire de même ! Ne me voyez pas prétentieux dans cette volonté, c’est juste ma naïveté d’apprenti nageur qui parle ! Ça peut paraître fou mais je suis un compétiteur… donc à chaque marche je cherche comment monter la suivante, c’est tout ! 🙂

Une chose est sûre, je me souviendrai de cette première séance avec les rapides… Comme on a fini en avance, le coach nous a ajouté son célèbre et redouté bonus… Un 4x50m sprint en face à face… Et j’ai nagé avec une légende sur ce 4x50m ! Pas une légende dont vous connaîtriez le nom mais je vais simplement vous dire qu’il a déjà fait 10x le Championnat du Monde d’Ironman à Kona… Ça parlera même aux non spécialistes ! 🙂

L’histoire de ma progression en natation n’est pas finie !

J’ai cette agréable sensation qu’il y a encore des marches à monter… Et je vais tout faire pour y arriver ! Ma confiance vient aussi de la dernière analyse individuelle que j’ai pu faire avec mon coach. On a travaillé de nouvelles choses et quand ça va se matérialiser il m’a dit que je devrais pouvoir aller chercher les 1’30/100m… Il n’en faut pas plus pour me donner une motivation extrême… Je continue de m’entraîner sérieusement pour y arriver et je continuerai évidemment de vous raconter ça ! )

Un programme de compétitions pour atteindre mon pic de forme !

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Duathon Olympique de Magog

Pour réussir mon challenge et me qualifier au championnat du monde de demi-ironman, il n’y a pas 36 méthodes. Il faut s’entraîner fort mais il faut aussi avoir de l’expérience de la compétition ! Alors cet été j’ai fait pas mal de courses et j’en ai encore quelques unes pour continuer à prendre le plus d’expérience possible !

Un planning de compétition volontairement chargé !

Je parle souvent sur Running Addict de comment construire sa saison, de comment avoir un plan d’entraînement efficace pour atteindre son pic de forme le jour de sa compétition objectif… Aujourd’hui je vais expliquer une méthode un peu différente pour y arriver ! Oui c’est pour prendre de l’expérience pour mes futurs triathlons… mais pas que !

Car si en hiver, je m’enferme dans un plan d’entraînement pendant plusieurs semaines, plusieurs mois et je vais faire une seule course, ma compétition objectif, c’est avant tout car je n’ai pas le choix. Au Québec l’hiver c’est la seule méthode. Impossible d’aller faire des compétitions de toute manière, on fait donc au mieux avec ce qu’on a ! Pour compenser mon manque de compétition, l’été j’utilise une stratégie très différente. En fait je fais même tout l’inverse avec beaucoup de compétitions !

Duathlon sprint épisode 2 : attaque maximum !

Un planning de compétition pour atteindre mon pic de forme

Et si on planifie efficacement ses courses, je pense que ça peut être super productif ! Et c’est justement ce que je vais vous montrer aujourd’hui, mon programme de course de l’été 2018 et vous expliquer en quoi ça va contribuer à l’atteinte de mon pic de forme en septembre pour mon premier demi-Ironman à Lake Placid.

La logique derrière tout ça c’est de faire monter progressivement ma forme pour pouvoir donner mon meilleur à Lake Placid. Je ne pense pas être en mesure de me qualifier pour le championnat du monde dès cette course mais arriver au top de ma forme pour pouvoir donner mon meilleur est quand même l’objectif ! Le reste on verra bien le moment venu !

Pourquoi des duathlons sprints et triathlons olympiques ?

Et pour me développer et atteindre mon pic de forme, j’utilise des distances plus courtes. Très courtes même avec des duathlons sprint. Certains diront que ça n’a rien à voir avec l’effort d’un Ironman 70.3 et ils auront raison. C’est comme courir des 5km pour préparer un marathon… mais c’est volontaire, vous allez comprendre pourquoi !

En fait, en sortant d’une préparation marathon cet hiver et au printemps, j’avais les jambes en mode endurance pure. J’avais besoin de faire de la vitesse, de travailler à puissance élevée pour avoir une base solide avant de remettre l’endurance au menu. Car plus on est à l’aise sur les allures élevées, plus on sera à l’aise à maintenir des allures plus faibles sur une longue période de temps. C’est en tout cas comme ça que je vois les choses.

Mon planning de compétition de l’été

Voila le programme exact, 4 courses sur 6 sont passées à l’heure où je vous parle. Je ferai un bilan détaillé de ma saison une fois qu’elle sera terminée ! Si vous voulez les récits individuels de chaque course ils sont sur le blog triathlon addict. En tout cas cette première partie de saison a été intéressante je pense.

Sur mes duathlons sprint, je cours sous les 3’30/km soit plus vite que mon seuil anaérobie. Et maintenant que j’en suis à m’entraîner à mon allure Ironman 70.3 (qui se rapproche d’ailleurs beaucoup de mon allure marathon !), ça me semble en effet beaucoup plus facile.

Des compétitions d’entraînement pour être prêt le jour J !

Et évidemment, enchaîner les compétitions crée aussi des automatismes dans tout ce qui est transitions et enchaînement des différents sports. C’est un paramètre à ne pas oublier pour moi qui suis néophyte en triathlon ! C’est pour ça qu’il y a aussi deux triathlons olympiques au programme. Ce sont des courses où je vais me concentrer au maximum, comme si j’étais au départ de ma course objectif afin de ne pas perdre de temps sur des détails ! C’est une préparation idéale pour le vrai objectif !

Ici je vous parle de duathlon, de triathlon, car c’est ce que je pratique en ce moment, mais le parallèle avec des compétitions 100% course à pied existe ! Vous pouvez courir beaucoup plus régulièrement des 5 ou 10km en compétition que des semis ou des marathons. C’est une excellente manière de faire des entraînements intenses, poussés par l’adrénaline de la compétition !

le triathlon c'est plus qu'un swim bike run

Compétition d’entraînement = entraînement normal !

Il y a un point important à noter par contre. Pour la majeure partie de ces courses, je ne ralentis pas l’entraînement avant d’y aller. Le but n’est pas d’être au top de ma forme et d’atteindre le meilleur résultat possible. Le but est de les utiliser comme des entraînements en conditions réelles !

Sur mon premier triathlon à Magog, ça a surement pas mal joué dans ma course à pied un peu difficile, sans énergie… Mais c’est aussi un bon travail ! Si cette sensation arrive le jour d’une course objectif, il faut être capable de se battre avec les moyens du bord ! En espérant quand même évidemment avoir des jambes de feu le jour de la course ! 😀

Voilà ce que je pouvais vous dire sur mon programme de compétition de cet été. Si vous avez des idées de sujets en rapport avec mon défi triathlon, n’hésitez pas à les poster en commentaire et je ferai en sorte d’en parler, c’est promis ! 🙂

Championnat québécois de duathlon sprint 2018 : un vrai mano à mano !

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Championnat québécois de duathlon sprint 2018 : un vrai mano à mano !

L’histoire de ce championnat québécois de duathlon sprint 2018 était écrite d’avance. Pas dans son résultat mais dans la manière dont les choses allaient se passer. Après avoir bataillé avec le même adversaire sur mes deux premiers duathlons, je savais au fond de moi que ce serait encore le cas aujourd’hui. Si la bataille a fait rage à mon plus grand plaisir, les faits de course ont été nombreux. Le récit devrait être croustillant à lire ! 🙂

Duathlon partie 1 : 5km de course

Pas de super jambes mais énormément d’envie !

Il est 8h du matin mais il fait déjà chaud, le soleil tape ! 15 minutes d’attente au soleil, ça ramollit un peu un coureur ! Quand l’heure de se lancer est arrivée, personne ne part très fort au final et je suis en tête après 200m. Pas pour longtemps puisque Serge (mon principal concurrent, celui que j’attendais) passe rapidement devant comme à son habitude. Je ne me sens pas en grandes jambes alors quand la montre bippe à 3’28 au premier kilomètre, je suis plutôt content !

Ça me décide à ne pas attendre, et à pousser tout de suite pour garder ce rythme. Je passe en tête et même si l’allure ne change pas, je ne subis plus, j’impose le rythme. 3’27 au deuxième kilomètre, je force mais je sais que derrière aussi et puis c’est un duathlon sprint, c’est le principe, on se fait mal pendant 1h non stop ! 🤣

Essayer de prendre le plus d’avance possible en prévision du vélo !

Un virage à gauche une petite montée de rien du tout à passer… Mais le moindre rien du tout sur un sprint ça fait mal ! Ce parcours étant aussi celui du vélo, ça me fait un repérage et cette partie étant pleine de bosses et de trous, c’est bon à savoir ! 3’31 sur ce 3ème km, on est toujours bien !

Un demi-tour me permet de voir que j’ai pris une quinzaine de mètres d’avance. C’est motivant mais je sais l’énergie que je laisse dans cette échappée. Encore une fois sur un sprint, il faut se faire mal alors je continue de pousser. 3’26 au 4ème km et un « petit relâchement » dans le 5ème km en 3’34 (relâchement involontaire ça commençait juste à être dur !)

>> Retrouvez le détail des activités sur mon compte Strava !

Championnat québécois de duathlon sprint 2018 : un vrai mano à mano !

Duathlon partie 2 : 20km de vélo

Quand tu travailles le long… C’est à fond !

Je pense qu’avec ce titre, on a un bon résumé de mon vélo. En ce moment, à vélo, j’essaye de durer longtemps, pas d’envoyer du gros. Alors quand j’enfourche le vélo et que je commence à vouloir pousser fort, je suis rapidement à fond ! Avant même la fin du premier tour de 5km, Serge va logiquement remonter et me dépasser.

C’était prévu et c’est pour ça que je voulais de l’avance, il démarre toujours son vélo très fort ! Mon plan à partir de là était clair et prévu d’avance : m’accrocher. C’est plus facile avec un point de repère, pas de question à se poser, il faut juste suivre. Je me mets dans la position la plus aéro possible, je roule en cadence et j’essaye de relancer correctement sur les demi-tours qui font toujours mal.

La vitesse moyenne est à 38,5km/h, on est autour des 40km/h dans les lignes droites, la route est belle c’est top ! Le temps passe et je suis de mieux en mieux. A tel point que je dois relâcher un peu dans le 3ème tour pour rester en dehors de la zone de drafting.

>> À LIRE : Le rapport poids puissance en détail 

Je prends un peu trop la confiance…

et au début du 4ème tour, je fais ce que je m’étais interdit de faire : relancer pour passer devant. Doubler quelqu’un qui roule à sa vitesse, ça prend tellement d’énergie… Tout ce que j’y ai gagné c’est qu’il repasse quelques kilomètres plus loin ! Il est plus fort que moi à vélo, je le sais pourtant !

Je continuerai alors de m’accrocher comme je pourrai mais je sens que j’ai brûlé une de mes cartouches car les crampes aux mollets sont très proches… dernier virage de ce parcours vélo et arrive le fait de course qui me fait perdre la liaison avec le leader…

Comme d’habitude à l’approche du virage je gueule « Attention à gauche » sauf que la fille sur qui je revenais était soit inconsciente soit… elle inverse sa droite et sa gauche (j’en connais très bien une autre je ne dirai pas qui 😛). Bref elle plonge à l’intérieur du virage… J’ai tout juste le temps de sauter sur les freins, de faire une grosse relance et… j’ai perdu presque 100m dans l’histoire…

Duathlon partie 3 : 2,5km de course

Championnat québécois de duathlon sprint 2018 : un vrai mano à mano !

Ce 2,5km vaut un récit à lui tout seul…

Tellement de choses s’y sont passées ! D’abord une belle transition après le vélo. Le gros 100m devient un gros 50m de retard sur le parcours de course (logique avec la vitesse divisée par un peu plus de deux). À ce moment, j’ai les deux mollets au bord des crampes et l’écart grandit. Je me retourne même pour juger de combien j’ai de marge sur le 3ème. Bref je ne suis pas en confiance du tout !

Mais y allant en douceur (entre guillemet je suis toujours dans une course ! ) autour de 3’50/km, je réussirai à faire partir les crampes au bout de 500m. Je me remets dans une bonne allure : 3’30/km environ. Je sais que je suis généralement l’un des seuls duathlètes à réussir à courir à la même vitesse sur la 2ème course à pied que la 1ère. Ça se prouve encore aujourd’hui car mètre après mètre, l’écart avec Serge descend. Il descend mais il reste tout de même encore conséquent. Psychologiquement, je suis à la frontière entre le « No way il est trop fort » et « allez c’est possible on lâche rien ». La bataille psychologique avec moi-même commence…

Je décide de tout faire pour ne rien regretter

Alors je pousse et continue de remonter. À la moitié du parcours je suis revenu à environ 20m. Alors je relance l’allure progressivement pour passer entre 3’20 et 3’25/km (sur le moment je n’ai aucune idée des allures, je cours à l’énergie tout simplement, interdit de se retourner le cerveau en regardant la montre évidemment). L’écart descend à 15m puis c’est 10m et enfin 5m alors qu’il reste environ 1km de course.

Et comme je ne suis pas confiant dans une arrivée au sprint alors je tente le coup de poker. Le gros démarrage au moment où je le rattrape, sans attendre. Que ça passe ou que ça casse, je me serai fait le kiff de tenter ce qu’on regarde à la télé chez les pros ! Le démarrage est violent, je le passe à près de 20km/h. Oh que ça fait mal aux jambes à ce moment !

Championnat québécois de duathlon sprint 2018 : un vrai mano à mano !

L’objectif est simple, ne pas se retourner et donner le maximum.

Je repense au test VMA la semaine passée où je me suis dépouillé et aux conseils que j’ai donné pour le 10km : pour ne pas ralentir il faut accélérer ! Alors dès que je sens que je commence à lâcher prise (c’est à dire tous les 50m environ à cette allure folle !), je me force à relancer sur 2-3 foulées. Au total, je tiendrai près d’1’30 entre 19 et 19,5km/h soit quasiment à ma VMA…. Costaud !

Arrive quand même le moment logique où je me fais « rattraper par la patrouille… » Mon ami le lactique est aux anges, mon cardio atteint des sommets et mes poumons sont au bord de la suffocation. Je pioche, je sens que ça ralentit… Et puis je croise mon pote Nico qui arrive en face et qui me gueule dessus… Le coup de boost qu’il faut pour continuer de ne rien lâcher. Je commence aussi à apercevoir la ligne d‘arrivée à environ 300m… alors je m’autorise à me retourner… Et je vois que ma mission est accomplie, c’est moi qui ai 50m d’avance, peut-être plutôt 100m en fait, je ne suis plus assez lucide pour vraiment en juger. Bref c’est gagné !

Championnat québécois de duathlon sprint 2018 : un vrai mano à mano !

Une tactique appliquée (presque) à la lettre !

Je suis un coureur, j’ai couru en coureur ! Si ma victoire en duathlon l’an passé avait été relativement facile, celle-là a été extrêmement dure à aller chercher… Mais c’est ce qui la rend encore plus satisfaisante ! Et je me répète mais quel pied j’ai pris malgré la douleur de réussir à placer une telle accélération dans un dernier kilomètre de course

Ce que la volonté peut faire m’interpellera toujours… J’aurais aussi bien pu rester bloqué 50m derrière Serge pendant toute la course… C’est le sentiment que j’avais au début… Mais parfois, il faut juste y croire pour réussir à le faire !