Championnat canadien de duathlon olympique à Magog

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Duathon Olympique de Magog
Salut les Addicts ! Je reviens tout juste de Magog où se déroulait le championnat canadien de duathlon olympipque. Et je vous préviens tout de suite, j’ai pris énormément de plaisir sur ce duathlon et… ça risque de se ressentir dans ce compte-rendu ! 😀 Bonne nouvelle pour ceux qui aiment vibrer et revivre mes courses de l’intérieur, j’ai plein d’anecdotes à raconter !!

Une course que j’attendais avec impatience !

Après un mois de juin qui a fait grimper ma forme et un premier duathlon sprint plutôt réussi la semaine passée (à relire ici), j’attendais cette course avec impatience. Sur le sprint, j’étais à fond tout le temps, la part de gestion est assez limitée. Là sur un format olympique (10km course / 40km vélo / 5km course) il faut gérer son énergie sur plus de 2h, le challenge est différent. En plus, le parcours vélo proposait 515m de dénivelé positif, idéal pour casser les pattes. Cette partie me faisait à la fois peur et envie… Je m’entraîne sur du plat à Montréal… Mais en même temps mon gabarit est parfait pour grimper avec mes 60kg !

 

Duathon Olympique de Magog

 

Réveil à 4h30 après une nuit où j’ai peu dormi, mais le beau lever de soleil comme récompense est agréable. Par contre, à 7h quand je suis en train de mettre en place mon matos en zone de transition… J’ai déjà un peu chaud, ça promet ! Échauffement et derniers détails réglés, on nous annonce que le départ prévu à 8h sera retardé pour cause de… chevaux sur le parcours vélo… Bienvenue au Québec ! 😀 On partira finalement avec 30′ de retard avec l’envie d’en découdre !

Championnat canadien de duathlon olympique : GO !

Comme la semaine passée, ça part vite devant et je me cale sagement en retrait autour de la 12ème place. 3’36 après le premier kilomètre quand je prévoyais 3’40, pour un départ, on est pas mal. Et puis on arrive à la “petite côte” dont les autres participants discutaient au départ… En fait c’est un mur… Sur une centaine de mètres seulement mais avec plusieurs passages à 10% de pente… En tout, on prend 20m de dénivelé. En étant frais ça passe, mais j’ai peur pour la fin de course !
Je relance dans la descente et commence à remonter sur ceux qui ont été asphyxié par la côte et semblent (déjà !) au bout de leur vie. Un premier 5km bouclé en 18’36. Je me sens bien au final et je commence à remonter. De retour dans la côte, je ne force pas pour garder mes forces et relance en descente… Je double encore et quand le terrain permet d’y voir plus clair, je me rends compte que je suis 4ème. Belle remontée ! Je vois le 3ème 100m devant et il me reste 2km pour le remonter. Ce que je vais faire tranquillement, au train avec un beau kilomètre en 3’37. On passera ensemble la ligne du 10km en 37’55 avant d’entrer dans la zone de transition.

 

Duathon Olympique de Magog

 

Découverte du dénivelé à vélo !

Pas d’accroc sur cette transition. Je me retrouve exactement avec le 3ème au moment de monter sur le vélo. Lui monte à l’arrêt, moi à la volée, et hop une fois mes pieds attachés dans les chaussures, je me rends compte que ça m’a fait gagner 100m. Je reste concentré, mange un morceau et surtout boit pas mal car la course à pied était chaude sous le soleil… Mais pas le temps de se reposer, on attaque vite le première montée. 3 à 4% de pente au début, parfait pour “s’échauffer”. Parce que la suite fait mal. Un virage à gauche et un premier passage à 10% se présente. C’est pentu mais court donc je grimpe en force. Et puis les montagnes russes commencent. On descend pour remonter, pour redescendre…
Et puis le vrai mur du parcours vélo se présente. Encore une fois j’avais étudié cette partie donc je prends le virage à droite qui le précède avec le plus de vitesse possible pour gagner du terrain. Mais pendant 300m ça monte sec avec au plus fort de la pente un 17% qui met pas mal de monde à l’arrêt. J’arrive en haut sans trop de mal… Et là c’est le drame… Une grande descente… Je passe les vitesses et crac… le saut de chaîne à 55km/h… Je gueule un bon coup pour évacuer la frustration et je m’arrête de manière sécuritaire en levant le bras. Je descends de vélo et avec calme (étonnement !) réussit à remettre la chaîne du premier coup. Ouf, à l’entraînement ça m’avait pris beaucoup plus de temps que ça !
Je repars à fond pour reprendre le temps perdu et là 2ème drame.. Je prends une bosse qui me fait sauter un peu sur le vélo et… Crampe dans les deux mollets… On se calme, je mouline un peu plus pour faire circuler le sang et ne pas forcer… Heureusement ça continue de descendre donc ça limite les dégâts mais je suis prévenu il va falloir la jouer fine, je n’ai fait que 14km de vélo sur 40…

 

Duathon Olympique de Magog

 

Gérer la fatigue tout en maximisant la vitesse…

Je passerais pas mal de temps en position de recherche de vitesse dans les descentes, sans pédaler pour faire descendre le cardio et récupérer un peu. Je bois dès que le terrain s’y prète. Je me fais redoubler par celui avec qui j’ai finis la course et essayer de suivre le rythme. Il me lâche dans les descentes et je reviens dans les montées. Logique avec mon gabarit de poids plume ! À la fin du premier tour, je manque de louper l’épingle en freinant un peu tard… Un petit dérapage de l’arrière sans gravité et je relance pour un deuxième tour. Je bois et m’enfile mon gel (en m’en collant partout sur les doigts au passage ! :D) pour reprendre un peu de forces.
Quand ça remonte, je sens qu’en moulinant un peu plus je vais pouvoir gérer les crampes. Il y a maintenant beaucoup de triathlètes sur le parcours, je passe mon temps à doubler, restant en position aéro. J’adore vraiment ça !!! Et quand la partie avec les “murs” se présente à nouveau dans le deuxième tour je retrouve encore mon “copain” coureur. Il peine à monter et j’en profite donc pour bluffer un peu. Je passe un mur en force et le dépasse avec le double de sa vitesse, relance dans la descente et ne lâche rien dans le mur suivant. Assez pour sortir de son champ de vision. Je ne sais pas si c’est mon attaque ou un coup de moins bien de sa part mais je ne le reverrai plus !

 

Duathon Olympique de Magog

 

Plus de jus mais le mental prend le relai !

Dans la grande descente, je passe les vitesses avec précaution pour éviter le saut de chaîne du 1er tour… Ça passe et comme les 10 derniers km sont à profil descendant je vais faire le max pour arriver le plus vite possible en bas. Chose faite, je relâche juste un peu sur le dernier kilomètre en pensant au 5km de course qui m’attendent… Je me sens déjà vidé, ça va être au mental…
Je descends du vélo au vol mais sans grande vitesse pour ne pas prendre de rythme, pose mon vélo rapidement, galère un peu à enfiler mes chaussures… Je manque de lucidité mais il ne reste qu’environ 20′ avant la fin de course, je me motive et part sur un bon rythme ! 3’45 sur le chrono, je suis au max de ce que je peux donner si je veux éviter les crampes qui sont toujours proches (dans les mollets mais aussi dans les ischios maintenant…)

 

Duathon Olympique de Magog

 

La côte et ses 10% passent… au ralentis et le cardio atteint des sommets une fois en haut mais je me dis que le plus dur est passé… Je vois un maillot qui ressemble à un de mes concurrents du duathlon une centaine de mètres devant alors j’accélère… J’alterne les phases où je me dis que je n’ai aucune chance de remonter et celle où je me motive pour y arriver… C’est dur mais le rythme est toujours autour de 3’45 sur le plat. Je grignote… Et dans le dernier kilomètre je reviens fort, lui se retourne souvent… Je me rends compte en arrivant derrière que c’est en fait un triathlète… Il m’aura au moins servi de focus pour ne rien lâcher jusqu’au bout ! Par principe j’accélère en le doublant et mets le coup de rein pour finir ce 5km autour de 19′ à ma montre… avant de m’écrouler à l’arrivée avec des crampes dans les mollets et les ischios qui me prendront pendant plusieurs minutes… J’ai vraiment tout donné !

Efforts récompensés à l’arrivée !

Et je vais en être récompensé car quand je reprends mes esprits, je vois qu’il y a très peu de duathlètes dans l’aire d’arrivée. J’apprendrai un peu plus tard que je finis 4ème, à 1’10 seulement du 1er ! Sachant que cette course faisait office de championnat canadien de duathlon olympique, je m’attendais à être beaucoup plus loin que ça ! Premier des 20-29 ans, j’aurai le droit à ma belle médaille d’or canadienne et québécoise, c’est le petit plus qui fait plaisir après une course réussie où j’ai pris un plaisir de fou ! J’aime ce format de course et même si le résultat fut très bon, je sens qu’il y a encore de la marge de progression ! En tous cas, je suis dans les temps des autres sur le vélo et avec 34km/h de moyenne aujourd’hui je suis très, très, très content des progrès dans cette discipline ! Du coup j’ai déjà hâte de retourner à l’entraînement pour aller peaufiner tout ça ! 😀

 

Duathon Olympique de Magog

 

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Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et maintenant le triathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

22 COMMENTS

      • Oui effectivement, mais la gestion de l’EAB se fait au quotidien et en amont des épreuves sportives. C’est un point essentiel que je contrôle et rééquilibre chez mes patients sportifs de hauts niveaux. Un livre interrrssant: gérez votre équilibre acidité basique de Christopher Wasey. Sportivement
    • ça l’est peut-être dans le récit mais je t’assure que pendant la course je suis sur un fil que j’essaye de ne pas faire casser ! 😛
  1. Salut Nico ! Pouaaaaah, tu m’as mis les mains moites ! C’est prenant ! C’est excellent, félicitations !
    J’imagine que pour un championnat Canadien, ils ne prennent pas n’importe qui ? Il y a des courses qualificatives ? Si oui, tu avais fait laquelle ? Et ça n’a pas posé problème pour toi de ne pas être citoyen canadien ?

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