Salut les Addicts ! Ce duathlon Esprit Montréal c’était ma dernière course cette année. La boucle est doublement bouclée puisque c’était aussi il y a pile un an mon premier duathlon. C’était mon gros objectif de l’été et j’avais donc à coeur de faire une belle course à domicile. Pourtant rien n’était gagné d’avance…

Quelques doutes sur me forme avant la course

J’ai été plutôt en forme tout l’été. Dès juillet ça envoyait ! Peut-être trop ! Septembre c’était loin… Et je sentais ces derniers temps qu’il fallait que ça se termine. Douleur à l’ischio par ici, au genou par là… C’est un signe qui ne trompe pas chez moi, si je joue trop je vais mal finir. Les allures d’entraînement sont encore bonnes, le 10km de Québec plutôt encourageant… Faut-il encore tenir ce dernier duathlon. 2h d’effort c’est autre chose qu’un 10km. Bref, avant d’y aller, je me disais qu’au pire j’avais déjà réussi ma saison… une manière de se chercher des excuses à l’avance !

Un départ rapide… un peu trop peut-être ?!

En tout cas je n’ai pas stressé pour ce Duathlon Esprit Montréal… Et au départ je rigole avec les collègues sur le fait qu’on est maso de rigoler avant d’avoir mal. Départ qui se fait sur un sentier de gravier…  Ce qui ne m’empêche pas de passer en 3’29 au 1er km… ça part fort…Je doute un peu de ma capacité à tenir ce rythme. Je me cale en queue du petit peloton de 5, tous vêtus de leur tricombi Canada, je suis le seul “intrus”.Le premier est parti comme une fusée, on ne le voit déjà presque plus… Le 2ème km bip à 3’33 tout comme le 3ème… je suis donc sur le rythme de mon 10km à Québec… sachant ce qu’il y après ça promet d’être violent aujourd’hui !!

Et puis on tombe dans une grande ligne droite le long du bassin face au vent… je reste protégé derrière pendant 500m puis vais faire ma part de travail à l’avant. On passe en 3’40, tout va bien dans ces conditions. Je me remets alors derrière pour m’économiser un peu. Je me rendrai compte un peu tard que le rythme a pas mal baissé ensuite avec un 5eme km en 3’51…

Un gros 10km pour entamer ce duathlon !

Duathlon Esprit Montréal : pour finir en beauté ?

Je profite du demi-tour pour reprendre la tête car les jambes ne sont au final pas si mal ! Boom 3’34 sur le 6eme km ! Le vent est à nouveau de dos certes, mais je suis quand même bien content ! Je me calme un peu ensuite pour me caler à 3’41 et 3’40 sur les kilomètres suivants, le rythme que j’avais prévu pour cette course. Avec le vélo qui arrive, pas question de trop en faire non plus. Je ferai la ligne droite vent de face à 3’46/km, tout seul cette fois vu que j’ai lâché mes compères… dur ! 35’47 d’effort pour 9,8km… Soit un équivalent de 36’40 sur 10km, RP sur duathlon explosé de 1’15 ! Et au passage, une 2ème place provisoire, ça part vraiment bien !!

Gérer les 40km de vélo malgré le vent de face !

Duathlon Esprit Montréal : pour finir en beauté ?

Transition impeccable et c’est parti pour 40km de vélo sur le Circuit Gilles Villeneuve. Ça s’annonce pas facile… L’an dernier le vent était de sud, cette année il est de nord… On le prend pleine gueule sur la longue ligne droite de 2km qui est totalement à découvert… Ceux qui connaissent le circuit savent que ça change tout ! Et si je m’améliore, rouler face au vent ce n’est toujours pas mon truc avec mes cuisses de poulet !

Je pars prudemment sur le 1er tour, prenant le temps de boire et de prendre mon premier gel. La ligne droite vent de face est comme je l’attendais, le vent n’est pas violent mais il est continu. J’essaye de trouver mon rythme, je roule pas mal en cadence entre 100 et 105 RPM pour compenser. Malgré ce départ tranquille j’ai les ischios et les fessiers qui brûlent déjà sévère au bout d’un tour !

J’accélère un peu dans la partie où le vent est favorable. J’aimerais garder la tête basse pour être encore plus aéro dans ma position mais il y a des vélos partout sur le circuit… Comme il y en a toujours qui font l’inverse des consignes en roulant pépère à droite… alors qu’on leur a clairement dit au briefing de rouler à gauche… Il faut rester vigilant ! C’est en l’étant peut-être un peu trop que je me fais remonter et doubler par un concurrent du duathlon… Je suis dans le dur mais j’essaye quand même de m’accrocher une dizaine de mètres derrière (pour éviter tout risque de pénalité pour drafting !).

Ne rien lâcher, pour ne rien regretter !

3ème, 4ème, 5ème tour… J’en chie à chaque ligne droite face au vent et il me lâche régulièrement… Mais j’arrive à revenir en étant agressif sur mes virages, en poussant un peu plus fort dans la légère descente… Et au début du 6ème tour il ralentit pour se ravitailler… Sur ma lancée je passe devant et je relance l’allure, plus pour lui montrer que je suis là et qu’on peut s’aider qu’autre chose. Mais cette relance réveille mes jambes au final ! Je me sens mieux d’un coup et un peu plus loin je me retourne et vois que j’ai fait un trou. Je continue de pousser en espérant ne pas le payer sur la dernière course à pied…

Les 7ème et 8ème tours se passeront ainsi, en poussant fort, motivé comme jamais. Je ralentirai un peu dans le 9ème et dernier tour pour prendre mon 2ème gel et surtout relâcher un peu les jambes en prévision de la suite. L’arrivée dans la zone de transition se passe parfaitement. Pas de crampes aux mollets à déclarer cette fois donc j’enfile rapidement mes chaussures et hop c’est parti pour un 5km !

5km de course au mental !

Je sens tout de suite qu’il ne me reste plus beaucoup d’essence après ces deux premières parties de courses rapides. Les muscles sont tous fatigués et c’est à celui qui montrera des signes de crampes le premier. J’essaye de courir vite évidemment, mais relâché surtout pour ne pas aggraver le mal. Le rythme est à 3’44, c’est plutôt très bon dans ces conditions. Le 2ème km passera en 3’44 aussi et quand je me retourne, il n’y a personne. Tant mieux car je n’en peux plus et si on m’avait doublé… j’aurais sûrement dû laisser partir sans rien pouvoir faire.

Sensation qui va se confirmer dans le 3ème km. Je suis dans le mal et mes quadriceps montrent tous les deux des gros signes de crampes. Il va falloir jouer intelligemment… L’an passé j’ai dû m’arrêter 30 secondes dans le dernier 200m de la course à cause de crampes, j’aimerais ne pas revivre la même histoire… Alors je relâche encore un peu plus ma foulée. Le passage au 3ème km bip en 3’49, je suis agréablement surpris, je ne perds presque rien. C’est motivant au moment d’attaquer les 2 derniers km face au vent.

Ligne d’arrivée d’une grosse saison !



On voit la ligne d’arrivée au loin… Vu comme ça, qu’est-ce que c’est long 2km… J’ai l’impression que je n’arriverai jamais à cette arche… 3’51 au 4ème… Je suis au bout du bout, je tire sur les bras pour compenser les jambes qui ne peuvent plus… Et puis elle arrive finalement ! Pas la force d’accélérer comme j’aime le faire pour passer la ligne, un 5ème km en 3’55 pour conclure ce 5km en 19’36. Il ne fallait pas que ça dure plus longtemps je vous le dis !

Je m’accroche à une barrière le regard dans le vide et les jambes qui ne me tiennent plus… Moi qui doutait de ma capacité à tenir au mental après beaucoup de courses cet été, c’est une réussite totale ! Je suis hyper satisfait de ce duathlon. Le podium final (2ème) est un bonus sympathique mais je retiens surtout le rythme que j’ai pu tenir sur le gros 10km de course (3’40/km) et le 40km de vélo (37,5km/h) malgré un vent pas favorable. Satisfait mais aussi très content que la saison soit terminée. Terminer en beauté pour se donner une grosse confiance, c’est parfait ! Mais je n’ai clairement plus envie de compétition pour le moment !

7 COMMENTS

  1. Bravo ! belle place pour une fin de saison ! Le travail a payé.
    tu as raison, il faut savoir s’arrêter au bon moment 🙂
    sinon pour ma culture, c’est quoi une pénalité pour drafting ??

    Bonne récup et au plaisir de te lire !

  2. fantastique, pour une fois, j’ai lu de bout en bout et je suis vraiment impressionné par ton mental et ta régularité. Repose toi bien et bientôt, ce sera parti pour le triathlon, c’est ca ? J’ai vu un reportage sur les meilleurs triathlètes français mis à mal dans la swim run, un ultra trail de 60 km assez incroyable. Ce sont les forces armées suédoises, quelque chose dans le genre, qui donne le là, puisqu’ils connaissent chaque détail du parcours. Les français sont finisher mais ils ont vraiment peiné. Le doc est passé sur France2.
    Encore un grand bravo
  3. Félicitations. …quelle belle fin de saison mais c est largement mérité …
    Merci pour tous ces récis et aussi les conseils très appreciable. .grosse envie de me lancer sur des petits triathlons. ..un peu grâce à tes conseils …mais aussi poir voir autre chose 😉 merci encore et bravo..👏👏champion 💪

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