L’histoire de mon premier triathlon aurait pu être écrite d’avance ! Débutant en natation en eau libre, donc difficile… Avec une certaine expérience du vélo et de la course donc maîtrise ! Si ça s’est réellement passé comme ça, dans la tournure que ça a pris, les surprises et apprentissages ont été nombreux je peux vous le dire ! Pour ceux qui veulent la version courte, regardez ci-dessous la vidéo de ma course ! Sinon je vous offre comme d’habitude le résumé complet en version écrite juste après ! 🙂

Mon premier Triathlon – Acte #1 : Natation

Une belle erreur dès le départ

Autant j’étais confiant sur ma technique de nage et ma forme dans ce sport… Autant j’aurai parié que dans le lac, la réalité serait différente… Ça n’a évidemment pas manqué, j’ai fait plein d’erreurs de débutant ! Et ça commence dès le départ… Un départ sur une plage en pente très douce où on court longtemps pour atteindre une distance où l’on peut nager… Génial, j’adorais ça étant gamin ! J’avais par contre oublié que ça utilisait les jambes en mode « intensif »… Et sachant que quand je fais 50m de kick à la piscine avec mes jambes d’1m10 (véridique, mon 1m79 est principalement lié à mes jambes !) ça me prend 30sec pour récupérer…

Et bien quand je me suis mis à nager, c’est exactement ce qui s’est passé ! 😀 Asphyxie, hyper ventilation, suffocation, bref employez le terme que vous voulez, le résultat est que j’ai dû m’arrêter au bout de quelques coups de bras à peine pour reprendre mon souffle… et j’ai reproduit cet arrêt deux fois de plus avant de pouvoir trouver mon rythme ! Quel début…

Confessions d'un apprenti nageur #1

Loin d’être la seule surprise de mon premier triathlon !

Car une fois calmé, impossible de trouver mon rythme de nage car évidemment j’étais maintenant au milieu du pack de nageurs… Une remontée calamiteuse commence ! Quand je vois un trou je passe, je regarde régulièrement où sont les bouées et jusque là je trouve que je m’en sors plutôt bien de ce côté ! Jusqu’à ce que la buée vienne me gâcher la 2ème partie… Je n’y vois plus rien, je dois sortir la tête de l’eau 3 fois pour repérer la bouée à chaque fois… Et si j’amorce le virage vers le retour correctement… je perdrai le fil à un moment et partirai au moins une trentaine de mètres au large de la bouée qui signalait le retour… 1’ ? 1’30 ? 2’ ? Plus ? Je ne sais pas combien de temps j’ai perdu là, mais ça fait mal…

Sachant que je ne vois absolument pas vers où est la sortie de l’eau au loin ! Bref la cata ! Ça ne va pas aller vraiment mieux sur la fin donc je me résigne à rester dans un petit groupe. Je dois me forcer à ne pas nager trop fort sinon je fonce dans le tas. Bref c’est frustrant car je sens que ça pourrait aller beaucoup plus vite si j’étais capable de gérer les aspects techniques de la nage en eau libre… j’arriverai quand même à sortir de l’eau au bout d’un gros 30’ (oops c’est le temps que j’aimerais atteindre sur le Ironman 70.3 avec 400m de plus 😂).

Un apprentissage par la manière dure pour mon premier triathlon ! Le bon côté c’est que je ne perds pas de temps à m’apitoyer sur mon sort. Je suis venu pour apprendre, j’ai appris. Maintenant il est l’heure de faire parler la poudre sur ce que je maîtrise pour rattraper tout ça !

mon premier triathlon

Mon premier triathlon – Acte #2 : Vélo

Maîtriser sur le papier ne veut pas dire réussir !

Ça serait trop simple sinon ! Mais évidemment le fait de beaucoup plus maîtriser tout ce qui arrive désormais… Ça donne confiance ! Et dès que je grimpe sur le vélo (en m’y reprenant à deux fois d’ailleurs avec mes jambes sortant de l’eau bien moins dynamiques que sur un duathlon où on vient de courir !), je sens que ça va envoyer ! Je jette un œil à ma montre et vois que sans avoir l’impression de pousser je suis déjà à 220 watts… Je sais que dès que ça va grimper, je vais faire péter tout ça ! Je ne regarderai plus ma montre de la course, je veux gérer aux sensations, sans me brider pour pouvoir analyser ensuite ce que ça donne par les chiffres !

Sur ce premier tour je pousse déjà bien la machine, en me rappelant à chaque montée à quel point ce parcours de Magog n’a rien de facile ! Ça ne monte jamais très longtemps mais les pourcentages sont toujours importants ! Souvent je vois les gens presque arrêtés dans les buttes les plus courtes. Ce sont pourtant les plus faciles de mon point de vue car en accélérant bien avant et en gérant ses vitesses, on peut les passer principalement sur l’élan. Mais l’an passé j’étais à leur place… J’exécute ça pile comme je veux c’est donc une belle preuve de mon évolution à vélo !

J’ai la confiance et j’en fais un peu trop… avant de me reconcentrer !

Une relance un peu appuyée dans une descente de 150m à peine… inutile en terme de vitesse et qui me vaudra un freinage… Compliqué, en bas où il y a un virage à angle droit (blocage roue arrière, dérapage contrôlé… bref, ça remet les idées en place !). La suite est plus sage même si ma chaîne a du mal à repasser sur le grand plateau… Ça a dû bouger un peu en venant dans la voiture tout ça ! Difficile, mais en jouant un peu avec les manettes, je trouve comment utiliser ça. Il va falloir être fin avec la manette mais ça marche, ouf !

Une fois en haut du parcours, ma partie préférée arrive, une belle descente (avec quand même quelques pièges sous forme de trous et bosses et une petite remontée au milieu !) qui passe sans forcer au-dessus des 50km/h de moyenne… Ensuite je m’occupe de manger, de boire, de rouler solide pour attaquer le 2ème tour… Encore plus fort ! Grosso modo, c’est tout pareil que le premier tour mais avec un peu plus d’énergie à chaque fois ! Ça donne un 2ème tour en 32’55 (4ème du segment Strava au passage !) quand le premier tour était en 34’21. Bref, très content de cette partie ! Surtout quand je vois les chiffres de puissances mais ça je vous en reparlerai dans un autre article ! Place au run !

Mon premier triathlon – Acte #3 : Cours Forrest !

J’appréhendais un peu ce run…

Et oui j’appréhendais ce qui est censé être mon point fort… Principalement parce que dans mes duathlons c’était 5km max après le vélo et là j’ai 10km à courir pour la première fois ! Et bien j’avais raison d’appréhender mais pas pour ce que je pensais ! Car au final courir après la nage et le vélo… je trouve ça moins dur musculairement que de recourir une 2ème fois comme au duathlon ! Les muscles spécifiques à la course à pied sont encore relativement frais (si on a une bonne position sur le vélo !) et sont donc beaucoup moins raides. Voilà pour le point positif. Mais il y a un côté moins plaisant. Mon niveau d’énergie n’est pas au top ! Dès les premiers pas je sens que la batterie est en fin de vie ! Je me dis qu’avec toute l’énergie laissée dans l’eau… c’est assez logique qu’après 1h40 de course ça commence à être difficile… mais il y a quand même 10km à faire ! Let’s go, on ne lâche rien !

Je pars sur une allure un peu plus lente que ce que j’avais imaginé : entre 3’55 et 4’/km. Ne rien lâcher oui, mais partir plus vite serait du suicide vu mes sensations. Surtout avec la chaleur qui commence à bien grimper et avec le dénivelé du parcours. Rien de très méchant, 75m de D+ en 10km. Mais quand il se résume à deux montées sèches… ça fait mal et ça puise dans le peu qu’il reste d’énergie ! Heureusement les muscles vont bien donc je peux dérouler dans les descentes ! À chaque kilomètre c’est un peu plus dur que le précédent. Mais comme toujours, c’est dans la tête !

mon premier triathlon olympique à magog : le run

Le passage au 5ème km est dur mentalement !

Passer à 5m de la ligne d’arrivée avant de repartir pour un autre tour… Ouille, que c’est dur mentalement à ce moment ! Une relance plus tard et je suis déterminé à ne rien lâcher ! Surtout que, si je ne l’ai pas précisé jusque là, avec ma nage ratée c’est super motivant car sur le vélo comme en course à pied j’ai dépassé beaucoup de monde ! Je vois des gens qui n’avancent plus, ça me motive à me dire que je suis encore relativement en forme même si mon cardio grimpe… à 98% dans la butte dont je vous parlais plus haut. Oui je suis à fond, vraiment…

Allez plus que 2,5km pour revenir et juste de la descente et du plat : facile !… Trêve de plaisanterie, je me parle, je sais ce que c’est d’avoir mal en course à pied (comme je vous en parlais ici, c’est un passage obligé pour être performant !), mais il reste même pas 10 minutes d’effort alors je débranche le cerveau et advienne que pourra ! Il n’adviendra pas de mauvaise surprise, juste la bonne d’un retour à 3’55/km et même une accélération finale sur quelques centaines de mètres à 3’37 !

Bilan de mon premier triathlon : Je suis finisher !

La satisfaction ne vient pas immédiatement après la ligne ! En bon compétiteur, je repense rapidement à ma natation et à tout ce temps perdu… Mais je vais vite repenser au reste. Le vélo et la course à pied auront quand même été très positifs et surtout j’ai fini cette course ! Je suis finisher de mon premier triathlon olympique et ça c’est le pied ! Cela faisait tellement longtemps que j’en parlais, que j’attendais ce moment, alors le sourire revient vite !

Et mon sourire s’est encore agrandi grâce à plusieurs triathlètes avec qui j’ai discuté par la suite. Ils m’ont en effet indiqué avoir trouvé les conditions de nage compliquées… J’ai avant tout retenu mes erreurs, mes problèmes comme cause de ma galère… mais si en plus j’ai eu des conditions difficiles (je ne peux pas comparer, donc moi je ne sais pas quoi dire des conditions évidemment ! :D), c’est tout bénéfice pour la suite. Démarrer dans le dur, c’est être sûr que la suite ne peut que s’améliorer ! 

Je vais utiliser cette expérience à bon escient !

Comptez sur moi pour ça ! Je retourne travailler de ce pas et pour mon prochain triathlon le 26 Aout prochain à Montréal, j’espère pouvoir couper plusieurs minutes à mon temps de nage ! Mais ça c’est une autre histoire ! Et évidemment, vous n’en manqueriez rien grâce à ma série de vidéo « World Championship Challenge » sur Youtube ! (Abonnez-vous pour ne pas les louper !)

3 COMMENTS

  1. Bravo Nico 🙂 Y’a de quoi être fier!

    Tu nous parles souvent de ton club de natation, et on sait que tu t’auto-coach pour la course à pied, mais as-tu quelqu’un qui t’aide pour l’entraînement côté vélo?

  2. Et ben voilà parfait ! Bravo !!! ça me rassure de voir que tu as eu les même galères que moi sur mon premier sprint. Pour te rassurer à mon tour, 3 semaines après sur mon deuxième sprint, j’ai changé ma façon de nager et j’ai gagné pas mal de place en natation en faisant les 600 m d’une traite en crawl sans m’arrêter. J’ai fini à la même hauteur voir juste devant des gars qui étaient 10 à 15 minutes devant moi lors de mon premier. Il y a moyen d’apprendre très vite de ses erreurs en triathlon quand on est débutant.
    Et cette fois j’ai même réussis à prendre plaisir en natation alors que sur mon premier je me suis miné le moral.
    Bonne continuation et continue de nous faire partager.

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