Nager dans la piscine qui a servi aux Jeux Olympiques de 1976 c’est inspirant. Et si c’est là que je m’entraîne 3 fois par semaine… c’est soit dans le bassin d’entraînement, soit dans une version édulcorée du bassin principal, sur la largeur. Ça n’a pas la même aura. Alors quand le championnat canadien s’y déroule et que j’apprends qu’on aura l’opportunité de nager dans le bassin de compétition… Je n’hésite pas une seconde et je m’inscris.

>> NOUVEAU : Pour ne rien louper de mon aventure en triathlon, abonnes toi à la page Facebook dédiée en cliquant ici! 😉

Challenge accepted !

Cet entraînement n’est pourtant pas de ceux que je fais habituellement. J’ai nagé la veille une session de résistance : 2800m dont presque 2000m en résistance ! Et être 24h plus tard dans l’eau pour nager 4000m de tempo… c’est assez effrayant ! Si je progresse bien, je sais que je suis toujours en développement. Après chaque session, j’ai besoin de mon temps de récupération avant de me remettre au boulot. Ce matin, ça ne change pas, ça tire un peu partout de la veille où je me suis bien donné. Alors je suis sage. Je reste dans le sillage de mes collègues d’entraînement, habitués à ces efforts.

Une grosse séance : mode gestion activé !

On est parti pour enchainer 16x50m, 8x100m, 4x200m, 2x400m et un 500m pour finir. Ça risque de piquer ! Les récupérations sont ultra courtes, quelques secondes à peine. Et à vrai dire, je n’en mène pas large après seulement les 50m. Je continue de laisser travailler les habitués et je me concentre sur le fait d’avoir une nage relâchée. L’avantage de nager sur un rythme “tempo”, c’est qu’on ne force pas trop. Je peux donc nager tranquillement, en essayant de conserver mes petits muscles pour la suite. Les 100m s’enchaînent bien, même si je trouve encore l’allure un peu rapide. Mais plus ça avance, plus la fin s’approche, et plus je sens que ça va tenir. La confiance monte et lorsqu’on arrive sur les 200m, je suis toujours sans problème.

Les choses sérieuses commencent !

C’est là que mes collègues vont piquer mon instinct de compétiteur… Il reste 2×400+500m et ils me disent que c’est mon tour de travailler ! Aller hop devant, il faut assumer maintenant ! Et c’est comme si les 2600m que j’ai déjà nagés ne comptaient plus, comme si ce n’était que l’échauffement et que je passais maintenant à la partie principale de l’entraînement. Mon mental aussi passe de suiveur à leader et je me dis que je vais emmener ça parfaitement, coûte que coûte.

Évidemment il faut pousser plus fort que quand je suivais tranquillement à l’arrière. Évidemment ça commence à piquer dès le deuxième 100m… les muscles sont fatigués ! Mais je sens que le cardio se porte bien, je suis loin de l’asphyxie au niveau respiration… ça va tenir ! Ça tient tout juste en fait ! Et quand je finis le premier 400m… je me rends compte que c’est presque un 800m qu’on doit nager en fait. La récupération n’est au final que de 5″ environ entre les deux 400m… Et on relance la machine… l’heure n’est plus à se poser de questions ! 50,100,150,200… Je me sens dans un état second : à la fois fatigué et serein. Je sens que ce rythme est dur mais que je n’ai aucun problème à le maintenir longtemps. J’adore !

séance de natation aussi inspirante que motivante

Fin du 400m, le coach est content qu’on soit dans les temps prévus. Une trentaine de secondes de pause cette fois… pour prendre un peu de sucre, se remettre les idées en place et y retourner. Dans ma tête je suis en mode chrono ! Ce 500m est un test et je compte bien me donner à fond.

C’est le moment de voir ce que j’ai dans le ventre…

C’est le moment où je me rappelle l’endroit où je suis en train de nager. Ce lieu inspirant, cette piscine qui a vu les JO et qui verra les meilleurs canadiens s’affronter en fin de semaine…  Je sens que j’ai haussé le rythme dès le début de ce 500m. Ça brûle de partout, ma respiration s’accélère, devient sifflante, signe que je suis proche de mon rythme de résistance. Reste à maintenir cette allure pendant 8′. Mon battement de jambe est plus puissant, mes bras poussent l’eau plus fort et mon bipper dans les oreilles me prouve que je prends de plus en plus d’avance sur l’objectif.

À 250m ça devient épique ! Mais j’utilise mon habituelle technique de décomposition. Un 50m après l’autre. Chaque longueur est un challenge ! Et lorsqu’arrive le dernier 100m j’ai droit à un handicap supplémentaire. Je rattrape le groupe précédent, je vais donc devoir doubler tout en étant à fond… Pas vraiment habitué à ça, je galère pas mal, je manque de m’étouffer plusieurs fois avec les vagues des autres. Je manque aussi de peu un choc frontal au moment du demi tour… Bref c’est épique mais j’arrive quand même à maintenir et même à relancer l’allure dans le dernier 50m…

Satisfaction, progression, motivation !

Quelle séance ! Quelle joie de l’avoir terminée ainsi à 1’40/100m sur le dernier 500m ! Si j’avais besoin d’un signe m’indiquant que j’ai passé un nouveau pallier ces derniers temps, il était ici très clair ! Une séance bien gérée où le but était de ne pas exploser. Et un final qui aura été bien plus intéressant que ça… Bref, que du bonheur ! C’est beau le sport, c’est beau le dépassement de soi !

PS : Rendez-vous demain sur ma chaîne Youtube pour en savoir plus sur ce que j’ai fait depuis 8 mois que j’ai démarré la natation !

Crédits photo : Swim Smooth Montréal

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here