Pour réussir mon challenge et me qualifier au championnat du monde de demi-ironman, il n’y a pas 36 méthodes. Il faut s’entraîner fort mais il faut aussi avoir de l’expérience de la compétition ! Alors cet été j’ai fait pas mal de courses et j’en ai encore quelques unes pour continuer à prendre le plus d’expérience possible !

Un planning de compétition volontairement chargé !

Je parle souvent sur Running Addict de comment construire sa saison, de comment avoir un plan d’entraînement efficace pour atteindre son pic de forme le jour de sa compétition objectif… Aujourd’hui je vais expliquer une méthode un peu différente pour y arriver ! Oui c’est pour prendre de l’expérience pour mes futurs triathlons… mais pas que !

Car si en hiver, je m’enferme dans un plan d’entraînement pendant plusieurs semaines, plusieurs mois et je vais faire une seule course, ma compétition objectif, c’est avant tout car je n’ai pas le choix. Au Québec l’hiver c’est la seule méthode. Impossible d’aller faire des compétitions de toute manière, on fait donc au mieux avec ce qu’on a ! Pour compenser mon manque de compétition, l’été j’utilise une stratégie très différente. En fait je fais même tout l’inverse avec beaucoup de compétitions !

Duathlon sprint épisode 2 : attaque maximum !

Un planning de compétition pour atteindre mon pic de forme

Et si on planifie efficacement ses courses, je pense que ça peut être super productif ! Et c’est justement ce que je vais vous montrer aujourd’hui, mon programme de course de l’été 2018 et vous expliquer en quoi ça va contribuer à l’atteinte de mon pic de forme en septembre pour mon premier demi-Ironman à Lake Placid.

La logique derrière tout ça c’est de faire monter progressivement ma forme pour pouvoir donner mon meilleur à Lake Placid. Je ne pense pas être en mesure de me qualifier pour le championnat du monde dès cette course mais arriver au top de ma forme pour pouvoir donner mon meilleur est quand même l’objectif ! Le reste on verra bien le moment venu !

Pourquoi des duathlons sprints et triathlons olympiques ?

Et pour me développer et atteindre mon pic de forme, j’utilise des distances plus courtes. Très courtes même avec des duathlons sprint. Certains diront que ça n’a rien à voir avec l’effort d’un Ironman 70.3 et ils auront raison. C’est comme courir des 5km pour préparer un marathon… mais c’est volontaire, vous allez comprendre pourquoi !

En fait, en sortant d’une préparation marathon cet hiver et au printemps, j’avais les jambes en mode endurance pure. J’avais besoin de faire de la vitesse, de travailler à puissance élevée pour avoir une base solide avant de remettre l’endurance au menu. Car plus on est à l’aise sur les allures élevées, plus on sera à l’aise à maintenir des allures plus faibles sur une longue période de temps. C’est en tout cas comme ça que je vois les choses.

Mon planning de compétition de l’été

Voila le programme exact, 4 courses sur 6 sont passées à l’heure où je vous parle. Je ferai un bilan détaillé de ma saison une fois qu’elle sera terminée ! Si vous voulez les récits individuels de chaque course ils sont sur le blog triathlon addict. En tout cas cette première partie de saison a été intéressante je pense.

Sur mes duathlons sprint, je cours sous les 3’30/km soit plus vite que mon seuil anaérobie. Et maintenant que j’en suis à m’entraîner à mon allure Ironman 70.3 (qui se rapproche d’ailleurs beaucoup de mon allure marathon !), ça me semble en effet beaucoup plus facile.

Des compétitions d’entraînement pour être prêt le jour J !

Et évidemment, enchaîner les compétitions crée aussi des automatismes dans tout ce qui est transitions et enchaînement des différents sports. C’est un paramètre à ne pas oublier pour moi qui suis néophyte en triathlon ! C’est pour ça qu’il y a aussi deux triathlons olympiques au programme. Ce sont des courses où je vais me concentrer au maximum, comme si j’étais au départ de ma course objectif afin de ne pas perdre de temps sur des détails ! C’est une préparation idéale pour le vrai objectif !

Ici je vous parle de duathlon, de triathlon, car c’est ce que je pratique en ce moment, mais le parallèle avec des compétitions 100% course à pied existe ! Vous pouvez courir beaucoup plus régulièrement des 5 ou 10km en compétition que des semis ou des marathons. C’est une excellente manière de faire des entraînements intenses, poussés par l’adrénaline de la compétition !

le triathlon c'est plus qu'un swim bike run

Compétition d’entraînement = entraînement normal !

Il y a un point important à noter par contre. Pour la majeure partie de ces courses, je ne ralentis pas l’entraînement avant d’y aller. Le but n’est pas d’être au top de ma forme et d’atteindre le meilleur résultat possible. Le but est de les utiliser comme des entraînements en conditions réelles !

Sur mon premier triathlon à Magog, ça a surement pas mal joué dans ma course à pied un peu difficile, sans énergie… Mais c’est aussi un bon travail ! Si cette sensation arrive le jour d’une course objectif, il faut être capable de se battre avec les moyens du bord ! En espérant quand même évidemment avoir des jambes de feu le jour de la course ! 😀

Voilà ce que je pouvais vous dire sur mon programme de compétition de cet été. Si vous avez des idées de sujets en rapport avec mon défi triathlon, n’hésitez pas à les poster en commentaire et je ferai en sorte d’en parler, c’est promis ! 🙂

1 COMMENT

  1. Merci pour ton article.
    J’aime beaucoup le concept de compétition d’entraînement : il y a tous les avantages de la compet’ (ambiances, émulations…) sans la pression liée à la compétition (vu que de toute manière, il ne s’agit pas d’avoir une superbe performance).

    Comme tu demandes pour des sujets sur le triathlon, j’aimerai bien avoir des infos sur l’enduro-man : est-ce pour toi un jour un objectif ? Est-ce seulement possible, avec beaucoup d’entrainement ?
    Bref, c’est une course que je trouve mythique, et je me demande comment tu l’as perçois…
    Bien à toi,
    Mickaël

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